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Micro-entreprise et condamnation

Publié le 14/02/2019
Micro-entreprise et condamnation

C’est une question délicate mais qui mérite d’être abordée : peut-on, en cas de condamnation, devenir micro-entrepreneur ?

Il convient, d’abord de mettre les choses au point : ce n’est pas parce qu’on a commis une erreur, si lourde soit-elle, qu’on est irrécupérable. L’important est de faire ses preuves.

Maintenant, pour répondre à la question, oui il est possible de créer ou reprendre une entreprise après avoir été condamné.  Tout dépend de l’importance de la condamnation. D’abord, il faut préciser qu’un certain nombre d’infractions donnent lieu à des peines complémentaires.

Quelles sont ces infractions et qu’est-ce qu’une peine complémentaire ?

Ces infractions sont :

·        Crime, vol, extorsion, recel, faux et usage de faux,

·        Banqueroute et délits liés à des sociétés,

·        Fraudes, démarchage abusif, profiter de la faiblesse de quelqu’un,

·        Infraction concernant les jeux de hasard,

·        Fraude fiscale,

·        Travail dissimulé

Qu’est-ce qu’une peine complémentaire ?

C’est une sanction qui vient s’ajouter à la peine principale : retrait de droits (ex. : droits civiques), retrait d’un bien (ex. : véhicule), obligation de soins, restrictions professionnelles (ex. : interdiction d’exercer une profession).

C’est ce dernier cas qui nous intéresse ici. Prenons un exemple concret. Votre entreprise est en redressement judiciaire. Il s’agit donc, selon la loi, d’une faillite personnelle. Il y a alors, deux possibilités.

La première est une interdiction d’exercer une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole. Cette interdiction a une limite dans le temps : 15 ans. Cela signifie clairement que pendant 15 ans, vous ne pourrez pas créer de micro-entreprise.

La seconde est une interdiction de gérer une activité. Rien ne vous empêche, cependant, de devenir conjoint collaborateur !

Attention ! Le non-respect de ces interdictions est passible de deux ans d’emprisonnement avec une amende de 375 000€ !

Il existe aussi la peine alternative qui remplace l’emprisonnement et peut être une interdiction temporaire (5 ans maximum) d’exercer une activité commerciale ou de gérer.

Questions fréquentes

Peut-on créer une micro-entreprise après une condamnation ?

Oui, il est possible de créer ou de reprendre une entreprise après avoir été condamné. Cela dépend toutefois de l’importance de la condamnation. Certaines infractions peuvent entraîner des peines complémentaires qui limitent ou empêchent l’exercice d’une activité.

Quelles infractions peuvent entraîner une peine complémentaire ?

Le contenu cite notamment le crime, le vol, l’extorsion, le recel, le faux et usage de faux. Il mentionne aussi la banqueroute et les délits liés à des sociétés, les fraudes, le démarchage abusif, le fait de profiter de la faiblesse de quelqu’un, les infractions concernant les jeux de hasard, la fraude fiscale et le travail dissimulé.

Qu’est-ce qu’une peine complémentaire ?

C’est une sanction qui s’ajoute à la peine principale. Elle peut prendre la forme d’un retrait de droits, d’un retrait d’un bien, d’une obligation de soins ou de restrictions professionnelles. Dans ce contexte, ce sont surtout les interdictions d’exercer une profession qui comptent.

Si je suis en redressement judiciaire, puis-je devenir micro-entrepreneur ?

Le texte indique que le redressement judiciaire est considéré, selon la loi, comme une faillite personnelle. Dans ce cas, il peut y avoir une interdiction d’exercer une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole pendant 15 ans. Pendant cette période, la création d’une micro-entreprise n’est pas possible.

Peut-on au moins être conjoint collaborateur en cas d’interdiction de gérer ?

Oui, le texte précise que si l’interdiction porte sur la gestion d’une activité, cela n’empêche pas de devenir conjoint collaborateur. En revanche, il faut bien respecter l’interdiction prononcée. Le non-respect de ces interdictions est puni de deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 375 000 €.

Existe-t-il une interdiction temporaire plus courte ?

Oui, le texte mentionne aussi une peine alternative qui remplace l’emprisonnement. Elle peut prendre la forme d’une interdiction temporaire d’exercer une activité commerciale ou de gérer. Cette interdiction peut aller jusqu’à 5 ans maximum.
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