L’antiquaire-brocanteur en auto-entreprise

L’antiquaire-brocanteur en auto-entreprise

Bien qu’ils se distinguent sur certains points, les métiers d’antiquaire et de brocanteur peuvent être exercés en auto-entreprise et consistent, tous deux, à revendre des objets achetés à divers vendeurs. Toutefois, cette activité est soumise à de nombreuses règles spécifiques : les registres à tenir, les déclarations à effectuer et le chiffre d’affaires à respecter. Pour y voir plus clair, découvrez notre mode d’emploi pour devenir antiquaire-brocanteur auto-entrepreneur.

 

Être antiquaire-brocanteur et auto-entrepreneur : l’essentiel à savoir

Retrouvez les informations essentielles pour devenir antiquaire ou brocanteur en auto-entreprise.

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    Votre Centre de formalités des entreprises (CFE) : la Chambre de commerce et d’industrie (CCI).
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    Votre plafond de chiffre d'affaires : 188 700 €.
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    Votre taux de cotisations sociales : 12,3 %.
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    Votre catégorie d'imposition : BIC (Bénéfices industriels et commerciaux).
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    Votre code APE : 79Z - Commerce de détail de biens d'occasion en magasin.
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    Votre rémunération : de 1 000 à 2 000 €/mois en moyenne.

 

Le métier de brocanteur et d’antiquaire en auto-entreprise

keyboard_arrow_rightBrocanteur et antiquaire : quelles différences ?

Le brocanteur et l'antiquaire ont une mission commune : ils revendent des objets qu'ils ont déniché un peu partout. Malgré cette similitude, ces deux métiers présentent plusieurs différences de taille :

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    le brocanteur vend principalement dans des brocantes, des vide-greniers et des marchés aux puces, tandis que l'antiquaire travaille davantage dans son propre magasin ;
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    l'antiquaire dispose de davantage d'expertise, lui permettant notamment d'authentifier un objet de valeur ;
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    l'antiquaire est plus exclusif et s'intéresse principalement aux objets d'art et de valeur, tandis que le brocanteur revend généralement tout type d'objet.

 

keyboard_arrow_rightLes missions d’un brocanteur-antiquaire auto-entrepreneur

Comme nous l’avons précédemment abordé, l’antiquaire et le brocanteur en auto-entreprise se distinguent sur plusieurs points. En revanche, ils peuvent partager certaines missions :

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    ce professionnel chine des objets anciens dans divers lieux (vide-greniers, salles de vente, etc.) ou les achète auprès de clients le démarchant ;
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    il est susceptible de restaurer et nettoyer certains objets afin de les remettre en état ;
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    il peut faire appel à un artisan d'art pour déléguer la restauration d'un bien demandant des interventions complexes ;
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    il est en mesure de dater, d'estimer la valeur et d'authentifier les objets qui lui sont confiés (principalement l'antiquaire) ;
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    il expose ses « trouvailles » dans sa boutique ou de façon ambulante (marché, brocante, etc.) afin de les vendre aux clients.

 

Les qualités d’un antiquaire-brocanteur auto-entrepreneur

Que vous souhaitiez devenir antiquaire ou brocanteur en auto-entreprise, vous devez absolument avoir certaines qualités pour réussir dans ce métier.

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    Des connaissances historiques : ce métier repose principalement sur la capacité à identifier des objets anciens, à les estimer à leur juste valeur et à les revendre au meilleur prix. Pour cela, il est donc important d'être passionné par l'histoire de l'art afin de ne pas passer à côté de belles opportunités.
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    La curiosité : l'antiquaire-brocanteur doit aimer parcourir la France à la recherche de pièces d'exception. Son intuition, sa connaissance du marché et son sens de l'observation lui permettent ainsi de repérer les objets qu’il pourrait revendre à bon prix.
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    Le sens commercial : mais ce professionnel est également un vendeur. Pour réussir, il est donc important d'avoir un bon relationnel, mais aussi de savoir négocier ses prix d'achat et de revente. C’est une donnée importante pour que l’activité soit rentable.

 

Les formalités pour devenir antiquaire-brocanteur en auto-entrepreneur

keyboard_arrow_rightLa formation d’un antiquaire ou d’un brocanteur

Le métier d'antiquaire-brocanteur n'étant pas réglementé, vous n'avez pas besoin de justifier d'un diplôme ou d'une expérience professionnelle pour créer votre auto-entreprise. Malgré tout, il peut être judicieux de suivre une formation spécifique afin de se former à l'histoire de l'art et aux techniques de vente. À ce titre, plusieurs diplômes peuvent présenter un intérêt :

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    la Licence Pro commerce spécialité antiquaire-brocanteur ;
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    la Licence histoire de l'art et archéologie ;
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    un diplôme de commerce de l'art et d'antiquités en université ou en école privée.

 

keyboard_arrow_rightLa réglementation des brocanteurs et antiquaires en auto-entreprise

Le métier d’antiquaire-brocanteur en auto-entreprise est soumis à certaines règles qui lui sont spécifiques.

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    Le registre des revendeurs d'objets mobiliers : de par la nature de votre activité, vous avez l'obligation de vous inscrire sur le registre des revendeurs d'objets mobiliers et de déclarer votre activité auprès de la préfecture dont vous dépendez. Vous pouvez réaliser votre demande grâce au Cerfa n° 11733*01, accompagné d'un justificatif d'identité et d'une photocopie de l'extrait K de votre auto-entreprise.
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    La déclaration de métaux précieux : si votre activité vous amène à détenir des objets en or, argent ou platine, vous avez l'obligation d'en informer la Direction générale des douanes et droits indirects. Pour cela, vous devez établir une déclaration, accompagnée d'un extrait K ou d'une attestation d'enregistrement à la CCI (Chambre de commerce et d'industrie) ou à la CMA (Chambre de métiers et de l'artisanat).
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    La carte d’activité ambulante : si vous vendez des objets sur les marchés, dans des brocantes ou sur la voie publique (en dehors de votre commune de domiciliation), vous êtes considéré comme un commerçant ambulant. Par conséquent, vous avez l'obligation d'obtenir une carte de commerçant ambulant auprès de la CCI ou de la CMA, dont le coût est de 30 € et la validité de 4 ans.
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    Le registre d'objets mobiliers : l'antiquaire-brocanteur auto-entrepreneur doit tenir à jour un registre d'objets mobiliers (ROM), intégrant une description des objets achetés ou détenus en vue de les revendre. Permettant d'identifier les objets en question et leur vendeur, ce registre peut être tenu au format papier ou électronique et doit respecter un certain nombre de règles (paraphe du maire ou du commissaire de police, conservation pendant au moins 5 ans, etc.).
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    Le livre de police : si vous détenez des objets en or, argent ou platine, vous avez l'obligation de tenir un registre qui recense leurs achats, ventes, réceptions et livraisons. Les informations du livre de police peuvent toutefois être indiquées, à la place, dans le ROM.
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    La communication des prix : l'antiquaire-brocanteur en auto-entreprise a l'obligation d'afficher les prix des livres d'occasion et des œuvres d'art originales qu'il revend.

 

keyboard_arrow_rightLes obligations du brocanteur ou antiquaire en auto-entreprise

Car il dispose du statut d’auto-entrepreneur, le brocanteur ou antiquaire doit également se plier aux règles qui encadrent ce régime.

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    L’inscription en ligne : avant de débuter votre activité, vous avez l’obligation de créer votre auto-entreprise par voie électronique. Pour cela, vous pouvez notamment utiliser le site e-Procédures ou le service pour devenir auto-entrepreneur d’Espace Auto-Entrepreneur.
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    L’immatriculation au RCS : suite à la création de votre activité, vous devez vous enregistrer au Répertoire du commerce et des sociétés (RCS). Si vous avez une activité artisanale en plus de votre activité commerciale (pour la restauration notamment), vous n'avez en revanche plus l'obligation de vous immatriculer au Répertoire des métiers (RM) suite à la suppression de ce registre.
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    Le respect des plafonds : quelle que soit la nature de votre activité, votre chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 188 700 € à l’année. En revanche, vous devez aussi respecter le plafond de 77 700 € pour vos revenus tirés de votre éventuelle activité artisanale.
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    La déclaration des revenus : les sommes que vous déclarez correspondent aux recettes encaissées. En d’autres termes, vous déclarez votre chiffre d’affaires, et non votre bénéfice. Pourquoi ? Tout simplement car le statut d’auto-entrepreneur ne permet pas de déduire ses achats.
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    Le paiement des cotisations : vos charges sociales correspondent à 12,3 % de votre chiffre d’affaires. Toutefois, ce taux est de 21,2 % pour les revenus provenant de votre éventuelle activité de services artisanale ou commerciale.
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    Les autres obligations : l’auto-entrepreneur brocanteur ou antiquaire doit ouvrir un compte bancaire dédié à son activité si son chiffre d’affaires est supérieur à 10 000 € pendant 2 années de suite. Il doit également tenir à jour un livre des recettes et un registre des achats, au format papier ou électronique.

 

Nos conseils pour devenir brocanteur-antiquaire en auto-entreprise

Au-delà du respect de ces différentes obligations, l’antiquaire-brocanteur auto-entrepreneur doit adopter certains réflexes s’il veut que son activité prospère. Raison pour laquelle nous vous conseillons notamment de :

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    bien choisir votre lieu d'exercice : de façon ambulante, à votre domicile ou dans un local commercial ;
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    tester le dépôt-vente, permettant d'essayer de vendre un objet sans avoir besoin de l'acheter au préalable ;
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    devenir membre d'une association ou d’une fédération d'antiquaires afin de faire valoir votre expertise et votre professionnalisme ;
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    suivre le Stage de préparation à l'installation (SPI) si vous avez aussi une activité artisanale afin de découvrir les bases de l'entrepreneuriat ;
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    développer votre réseau professionnel afin d'être informé des éventuelles opportunités.
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