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Le fleuriste auto-entrepreneur

Le fleuriste auto-entrepreneur


À la fois artisan, artiste et commercial, le fleuriste auto-entrepreneur est un professionnel aux multiples compétences. Raison pour laquelle un certain nombre de règles sont à suivre pour devenir fleuriste en auto-entreprise : les qualités nécessaires, les compétences recommandées, le respect des plafonds de chiffre d’affaires, le lancement de l’activité, etc. Découvrez notre guide pour créer votre activité plus facilement.

 

Être fleuriste et auto-entrepreneur : l’essentiel à retenir

Avant de créer votre auto-entreprise de fleuriste, retrouvez les informations essentielles à connaître.

  • Votre Centre de formalités des entreprises (CFE) : la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA).
  • Votre plafond de chiffre d'affaires : 176 200 € au total, au sein duquel l’activité de services ne doit pas excéder 72 500 €.
  • Votre taux de cotisations sociales : 12,8 % pour l’activité de revente et 22 % pour l’activité de service.
  • Votre catégorie d'imposition : BIC (Bénéfices industriels et commerciaux).
  • Votre code APE : 76Z – Commerce de détail de fleurs, plantes, graines, engrais, animaux de compagnie et aliments pour ces animaux en magasin spécialisé.
  • Votre rémunération : à partir de 1 400 €/mois.

 

Le métier de fleuriste en auto-entreprise

À la fois artisan et artiste, le fleuriste a pour mission d'acheter, de préparer, de composer et de vendre des fleurs, ainsi que des plantes et autres arbustes. Pour mener à bien son activité, il est susceptible d’avoir plusieurs rôles au quotidien :

  • il recherche des horticulteurs, grossistes et floriculteurs de qualité auprès desquels il s'approvisionne ;
  • il entrepose sa marchandise et l'expose dans sa boutique ;
  • il crée des compositions florales et autres bouquets en tenant compte de la demande (fête de la Toussaint, Saint-Valentin, etc.) et des saisons ;
  • il peut réaliser des décors floraux à l'occasion d'évènements (mariage, anniversaire, etc.) ;
  • il peut donner des cours d'art floral aux particuliers comme aux entreprises.

S'il travaille principalement auprès de particuliers, le fleuriste auto-entrepreneur peut également proposer ses services à des entreprises. Son travail pourra alors consister à décorer les vitrines et devantures des boutiques et autres commerces, voire même à créer des ambiances florales à l'occasion d'évènements professionnels (séminaire, soirée d'entreprise, salon, etc.).

 

Les qualités d’un fleuriste auto-entrepreneur

Bien qu'il soit un spécialiste des fleurs et des plantes, le fleuriste indépendant doit avoir plusieurs cordes à son arc s'il veut que son auto-entreprise se développe. Voilà pourquoi certaines qualités et compétences s’avèrent indispensables pour exercer cette profession.

  • La maîtrise de la botanique : sélection des plantes, techniques de conservation, symbolique des fleurs, composition florale, coupe... autant de compétences indispensables et qui sont la base du métier de fleuriste.
  • Une sensibilité artistique : pour réaliser des compositions et autres bouquets, il doit avoir un vrai sens de l'esthétique, notamment pour associer les fleurs entre elles et les arranger de façon à ce qu’elles plaisent aux clients.
  • Des qualités physiques : en plus de savoir faire preuve de minutie, le fleuriste auto-entrepreneur doit généralement avoir une bonne condition physique. Il faut dire qu'il travaille souvent debout, qu'il peut porter des charges lourdes et qu'il évolue dans des espaces généralement humides.
  • Un bon relationnel : au-delà de ses compétences techniques et artistiques, il a pour mission de conseiller les clients. Il doit être à l'écoute pour comprendre leurs besoins et les diriger vers les produits y répondant le mieux, ce qui exige de vraies qualités humaines.

 

Les formalités pour devenir fleuriste auto-entrepreneur

La formation d’un fleuriste indépendant

La profession n'étant pas réglementée, il est possible de devenir fleuriste indépendant sans diplôme ou expérience professionnelle spécifique. Toutefois, il est bien souvent recommandé de suivre une ou plusieurs formations afin d’apprendre les bases du métier. Pour cela, les diplômes les plus courants sont notamment :

  • le CAP fleuriste-décorateur en 2 ans après le collège ;
  • le Brevet Professionnel Fleuriste en 3 ans après le collège ;
  • le Bac Pro productions horticoles ou conseil-vente en produits de jardin en 3 ans après le collège ;
  • le BTS d'art floral ou design floral en 2 ans après le bac ;
  • le Bachelor art floral en 3 ou 4 ans après le bac ;
  • le Master art floral en 5 ans après le bac

 

Les règles fiscales du fleuriste en auto-entreprise

L'une des particularités du métier de fleuriste en auto-entreprise est de pouvoir relever de trois catégories d'activité différentes. Conséquence ? Vous devrez respecter des règles fiscales spécifiques selon la nature de votre activité.

  • Vous créez des bouquets et des compositions : cette activité relevant de l'artisanat, les revenus que vous en tirez ne doivent pas être supérieurs à 72 500 €. Vous devrez également payer 22 % de cotisations sociales sur le montant de votre chiffre d'affaires.
  • Vous revendez des fleurs : si vous réalisez uniquement de l'achat et de la revente, votre activité est de nature commerciale. Vous dépendrez donc de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) et votre plafond de chiffre d'affaires sera de 176 200 €. Quant à vos charges sociales, elles correspondront à 12,8 % de votre chiffre d'affaires.
  • Vous réalisez du conseil et des formations : si vous êtes consultant floral ou que vous donnez des cours de création florale, votre activité est de nature libérale. Vous dépendez ainsi de l'URSSAF, votre plafond de chiffre d'affaires est de 72 500 € et votre taux de cotisations sociales de 22 %.

Bon à savoir : le fleuriste auto-entrepreneur peut tout à fait cumuler ces différentes activités. Toutefois, son chiffre d’affaires global ne pourra pas être supérieur à 176 200 € (s’il réalise de la revente), au sein duquel l’activité de création ou de formation ne peut pas dépasser 72 500 €. En effet, les plafonds de chiffre d’affaires ne sont pas cumulatifs. Sachez également que vous dépendrez forcément de la Chambre de métiers et de l'artisanat (CMA) à partir du moment où vous réalisez des compositions florales, y compris si vous faites de la revente à côté.

 

Le régime de l’auto-entreprise pour le fleuriste

Comme tout auto-entrepreneur, le fleuriste indépendant doit se plier aux règles qui entourent le régime de l’auto-entreprise.

  • S’inscrire en ligne : avant de débuter votre activité, vous devez obligatoirement créer votre auto-entreprise en ligne. Pour ce faire, vous pouvez notamment utiliser le site Guichet Entreprises ou le service pour devenir auto-entrepreneur d’Espace Auto-Entrepreneur.
  • S’immatriculer au RM : suite à la création de votre activité, vous disposez d’un délai d’un mois pour vous enregistrer au Répertoire des métiers (RM) si vous avez une activité artisanale. Vous devrez également vous immatriculer au Répertoire du commerce et des sociétés (RCS) si vous avez une activité de revente.
  • Déclarer son chiffre d’affaires : au moment de la création de votre activité, vous choisissez si vous préférez déclarer votre chiffre d’affaires de façon mensuelle ou trimestrielle. Il vous faudra ensuite respecter cette périodicité, y compris si votre chiffre d’affaires est nul. Sachez d’ailleurs que la somme que vous déclarez correspond à vos encaissements, et non à votre bénéfice. C’est à la suite de la déclaration de chiffre d’affaires que vous pourrez vous acquitter de vos cotisations sociales.
  • Suivre les achats et les recettes : le fleuriste auto-entrepreneur a l’obligation de tenir à jour un livre des recettes – où il consigne tous ses encaissements – ainsi qu’un registre des achats, où il note ses dépenses professionnelles.
  • Ouvrir un compte bancaire : si votre chiffre d’affaires est supérieur à 10 000 € pendant 2 années de suite, vous devez ouvrir un compte bancaire dédié à votre auto-entreprise. Il pourra aussi bien s’agir d’un compte professionnel que d’un compte courant.

 

Les clés pour développer son activité de fleuriste

La création d’une auto-entreprise de fleuriste ne s’improvise pas. En effet, plusieurs réflexes et bons conseils sont à suivre pour que votre activité se développe :

  • réalisez le Stage de préparation à l’installation (SPI) qui, bien que facultatif, vous permet d’apprendre les bases de l’entrepreneuriat ;
  • définissez le budget nécessaire au lancement de votre activité (matière première, outillages, vêtements de travail, location d'un local commercial, etc.) ;
  • réalisez une étude de marché pour connaître les pratiques de la concurrence, les prix pratiqués et les besoins de la clientèle ;
  • proposez des services et des produits pour vous différencier (végétaux rares, décoration évènementielle, cours à domicile, vente d'objets de décoration, etc.) ;
  • mettez en avant votre expertise, notamment en obtenant le titre de maître artisan fleuriste ou une certification (produits en France, produits biologiques, etc.) ;
  • nouez des partenariats avec d'autres professionnels, notamment ceux ayant une activité complémentaire (horticulteur, organisateur de mariages, etc.) afin de développer votre réseau ;
  • utilisez Internet pour gagner en visibilité (site web, Instagram, Facebook, etc.).

 

Avec Espace Auto-Entrepreneur, vous disposez d’un service tout-en-un pour devenir fleuriste en auto-entreprise. Aide à la création d’activité, gestion comptable en ligne, édition de factures et de devis, relances de paiement… autant d’outils qui simplifient la gestion de votre activité.

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