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Le chaudronnier auto-entrepreneur

Le chaudronnier auto-entrepreneur


Vous souhaitez créer une auto-entreprise de chaudronnerie ? Bien que cette activité ne soit pas forcément la plus connue du grand public, elle est particulièrement recherchée par les industriels et peut être exercée sous le statut d’auto-entrepreneur. Avant de vous lancer, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le chaudronnier auto-entrepreneur.

Être chaudronnier et auto-entrepreneur : l’essentiel à retenir

Plusieurs informations essentielles sont à connaître sur le métier de chaudronnier auto-entrepreneur.

  • Votre Centre de formalités des entreprises (CFE) : la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA).
  • Votre plafond de chiffre d'affaires : 72 500 €.
  • Votre taux de cotisations sociales : 22 %.
  • Votre catégorie d'imposition : bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
  • Votre code APE : 3320A - Installation de structures métalliques, chaudronnées et de tuyauterie.
  • Votre rémunération : entre 1 500 et 3 000 €/mois.

Le métier de chaudronnier indépendant

Le métier de chaudronnier indépendant consiste à réaliser des ouvrages métalliques, via le travail et l'assemblage de divers matériaux (aluminium, fer, cuivre, acier, etc.). Cet artisan peut aussi bien exercer son activité sur des chantiers (naval, ferroviaire, etc.) qu'au sein d'entreprises industrielles (automobile, aéronautique, énergie, etc.). Mais rien ne l'empêche non plus de travailler auprès de particuliers - notamment pour de la chaudronnerie d'art - pour la création de meubles, de sculptures ou encore d'objets de décoration.

Au quotidien, la fabrication d'un objet par le chaudronnier nécessite de suivre différentes étapes : la lecture des plans, le traçage des patrons sur le métal, le découpage, le travail du métal (pliage, emboutissage, etc.) et l'assemblage. On distingue d’ailleurs principalement deux spécialités :

  • la petite chaudronnerie : cette activité consiste à fabriquer ou réparer des objets de taille réduite, comme de la chaudronnerie d'art (décoration, sculpture, etc.) ou des équipements électroménagers par exemple ;
  • la grosse chaudronnerie : le chaudronnier auto-entrepreneur va intervenir sur des supports plus volumineux, comme des carrosseries automobiles, des réservoirs industriels ou des gazoducs.

Les qualités d’un chaudronnier auto-entrepreneur

Pour devenir chaudronnier indépendant, il est nécessaire de disposer de certaines compétences bien spécifiques.

  • Être manuel : le métier de chaudronnier auto-entrepreneur nécessite de savoir réaliser de la découpe, de la soudure, de l'usinage ainsi que de l'assemblage. Il se doit également de savoir maîtriser les différents outils inhérents à sa profession, comme la ponceuse et la scie électrique. Raison pour laquelle il est important d’être habile de ses mains.
  • Des connaissances techniques : si vous devez être à l'aise avec le dessin industriel, il est aussi important de maîtriser les bases des mathématiques pour réaliser les calculs d'espace, de dimensions et de volume. Des connaissances physiques sont également indispensables, notamment pour maîtriser la résistance et la durabilité des matériaux.
  • Une sensibilité informatique : le chaudronnier indépendant travaille aussi régulièrement avec des logiciels informatiques, tels que des TAO (Traçage assisté par ordinateur) et des CAO (Conception assistée par ordinateur). Il faut donc être à l'aise avec ces outils, notamment pour programmer les machines numériques et réaliser les plans sur ordinateur.
  • De la rigueur : ce métier demande d'être méticuleux afin de respecter les différentes étapes de production. Mais il faut aussi faire preuve de vigilance car cette activité peut s'avérer dangereuse. D'où l'importance de respecter les règles de sécurité et de ne pas négliger sa protection.
  • Une bonne condition physique : vous êtes amené à évoluer dans un environnement bruyant et étouffant, mais également à tenir des positions parfois inconfortables et à porter des charges lourdes. Il est donc indispensable d'être en forme afin de résister à ces conditions de travail.

Les obligations du chaudronnier en auto-entreprise

La formation d’un chaudronnier indépendant

Contrairement à d'autres professions, le métier de chaudronnier auto-entrepreneur n'est pas réglementé. Conséquences ? Il est possible de l'exercer sans disposer de diplômes ou d'expériences spécifiques. La chaudronnerie étant une activité relativement technique, il est néanmoins conseillé de suivre une formation avant de lancer son auto-entreprise. On distingue d'ailleurs plusieurs diplômes :

  • le CAP réalisation industrielle en chaudronnerie ou soudage ;
  • le CAP composites, plastiques chaudronnés ;
  • le Bac pro technicien en chaudronnerie industrielle ;
  • le Bac pro fonderie ;
  • la Mention Complémentaire en chaudronnerie aéronautique et spatiale ;
  • le BTS fonderie ;
  • le BTS CRCI (Conception et réalisation en chaudronnerie industrielle) ;
  • la licence professionnelle métiers de l'industrie.

Vous l'aurez compris, il est possible d'être chaudronnier avec un simple CAP comme avec un niveau bac +3. Sachez d'ailleurs qu'il existe aussi des habilitations spécifiques en fonction des secteurs d'activité (nucléaire, prévention des risques, etc.) et un diplôme d'ingénieur en chaudronnerie.

Les réglementations encadrant le métier de chaudronnier

Une auto-entreprise de chaudronnerie a de fortes chances de devoir respecter la réglementation des Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Pourquoi ? Tout simplement car ce métier peut occasionner des nuisances ou représenter un danger pour l’environnement et autrui : pollution, bruit, explosion, etc. Selon le niveau de risque de votre activité, vous pourrez être soumis à :

  • la déclaration ;
  • la déclaration avec contrôle périodique ;
  • l'enregistrement d'une installation classée ;
  • l'autorisation environnementale unique ;
  • ou l'autorisation avec servitudes d'utilité publique (concerne principalement les sites classés SEVESO).

Sachez également que le chaudronnier auto-entrepreneur est tenu d'assurer la gestion de ses déchets. En fonction de leur nature et de leur dangerosité, il pourra opter pour le dépôt en déchèterie, le traitement par un prestataire ou encore la réutilisation. Une fois encore, il est important de suivre la réglementation en vigueur.

Les assurances du chaudronnier indépendant

Si certains auto-entrepreneurs ont l’obligation d’être assurés, ce n’est pas le cas du chaudronnier indépendant. La profession étant toutefois relativement dangereuse, tant pour vous que pour les tiers, il peut être judicieux de vous assurer. Les principaux contrats sont :

  • l'assurance de responsabilité civile professionnelle, aussi appelée RC Pro, qui couvre les dommages physiques et matériels que vous pourriez causer à une personne dans le cadre de votre activité ;
  • la protection juridique qui couvre vos frais juridiques en cas de litige avec un client ou un fournisseur ;
  • l'assurance perte d'exploitation qui vous indemnise si un sinistre venait à perturber votre activité ;
  • la garantie multirisques qui peut regrouper différentes garanties en un seul et même contrat ;
  • la prévoyance qui peut vous indemniser en cas d’accident de travail, d’arrêt ou d’invalidité par exemple.

Les étapes pour devenir chaudronnier en auto-entreprise

Définir les contours de votre projet

Les chaudronniers indépendants étant rares, leurs compétences sont particulièrement recherchées par les industriels et, dans une moindre mesure, par les particuliers. Pourtant, ce n’est pas une raison pour ouvrir votre auto-entreprise sans avoir clairement défini votre projet. Pour que l'aventure soit une réussite, vous devez vous intéresser à plusieurs éléments :

  • les investissements que vous êtes prêt à réaliser (local, machines, outils, etc.) ;
  • la nature de vos clients (industriels ou particuliers) et leur secteur d'activité (énergie, automobile, chaudronnerie d'art, etc.) ;
  • votre politique tarifaire ;
  • votre réseau d'approvisionnement en matière de première.

Respecter les règles du régime de l’auto-entreprise

Si vous faites le choix de créer une auto-entreprise de chaudronnerie, vous avez l’obligation de respecter les règles du régime. Il est notamment nécessaire :

  • d’ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité (si votre chiffre d’affaires est supérieur à 10 000 € pendant 2 années consécutives) ;
  • de tenir un registre des achats et un livre des recettes ;
  • de vous inscrire au Répertoire des métiers (RM) ;
  • de réaliser vos différentes déclarations (chiffre d’affaires, TVA si vous y êtes soumis, imposition sur le revenu, etc.).
 Bon à savoir : le Stage de préparation à l’installation (SPI) n’est désormais plus obligatoire pour les artisans auto-entrepreneurs. Il est toutefois recommandé de le suivre afin de connaître les bases de l’entrepreneuriat.

Développer votre portefeuille clients

Trouver des clients en tant qu’auto-entrepreneur n’est pas toujours évident. C’est d’autant plus vrai pour le chaudronnier indépendant, dont le métier n’est pas toujours connu ou reconnu. Vous devez donc adopter certains réflexes pour faire connaître votre activité :

  • miser sur le bouche-à-oreille afin de vous constituer un réseau solide, tout particulièrement dans le monde industriel ;
  • mettre en avant les recommandations et les avis de vos clients ;
  • participer aux événements professionnels et réaliser des rencontres sur le terrain ;
  • expliquer votre activité si vous travaillez avec des clients particuliers ;
  • utiliser les supports digitaux comme vitrine de votre activité (site Internet, Facebook, etc.).

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