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Le plombier en auto-entreprise


Vous souhaitez créer une auto-entreprise de plomberie ? Bonne nouvelle : le métier de plombier peut être exercé sous le statut d’auto-entrepreneur. Mais avant de vous lancer, vous devez absolument avoir connaissance de certains éléments : la formation nécessaire, les assurances obligatoires, les qualités requises, les plafonds de chiffre d’affaires ou encore le montant de vos cotisations sociales. On fait le point !

 

Être plombier et auto-entrepreneur : l’essentiel à retenir

Découvrez toutes les informations essentielles à connaître sur le métier de plombier en auto-entreprise.

  • Votre Centre de formalités des entreprises (CFE) : la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA).
  • Votre plafond de chiffre d'affaires : 176 200 € au total, au sein duquel la partie consacrée à la main-d’œuvre ne doit pas être supérieure à 72 500 €.
  • Votre taux de cotisations sociales : 22 % pour la main-d’œuvre et 12,8 % pour la revente de fourniture.
  • Votre catégorie d'imposition : bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
  • Votre code APE : 22B - Travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation ou 43.22A - Travaux d'installation d'eau et de gaz en tous locaux.
  • Votre rémunération : entre 1 400 et 1 800 €/mois.

 

La profession de plombier indépendant

Le métier de plombier consiste principalement à installer et réparer les canalisations d'eau et de gaz. Plus globalement, il se charge d'assurer l'acheminement de l'eau (ou du gaz) vers les équipements qui en ont l'usage. C'est la raison pour laquelle il va avoir plusieurs missions au quotidien :

  • consulter les plans des bâtiments afin de déterminer la disposition de la tuyauterie ;
  • installer les canalisations via le perçage des murs et des planchers ;
  • dépanner et réparer les installations présentant un défaut (fuite d'eau, problème de canalisation, etc.) ;
  • remplacer des installations sanitaires existantes (toilettes, douches, chaudière, etc.).

 

Les qualités d’un plombier auto-entrepreneur

Pour exercer le métier de plombier en auto-entreprise, il est indispensable de disposer de certaines compétences. En voici une liste non exhaustive.

  • La rigueur : pour éviter tout éventuel dégât des eaux, le plombier auto-entrepreneur doit connaître les règles qui encadrent le métier et savoir lire des plans pour repérer les canalisations. En plus d'avoir des connaissances en matière de sciences de circulation des fluides, il doit être capable de s'adapter aux évolutions techniques du secteur.
  • La condition physique : en plus de devoir travailler dans des positions incontournables (à genou, sur un escabeau, etc.), cet artisan est amené à porter du matériel lourd et à évoluer dans un univers parfois bruyant. Il doit donc être en forme physiquement afin de pouvoir supporter de telles conditions de travail.
  • L'adaptabilité : le plombier indépendant intervient souvent pour des dépannages d'urgence. Il doit ainsi être prêt à se déplacer rapidement, le week-end comme en soirée. Outre sa polyvalence, il doit être en mesure de s'adapter aux différents chantiers sur lesquels il intervient, aussi bien auprès de particuliers que de professionnels.
  • Le relationnel : il traite généralement directement avec ses clients. Il doit ainsi avoir un bon relationnel afin de développer sa clientèle, mais également pour être pédagogue et aider les clients à prendre les bonnes décisions.

 

La formation d’un plombier en auto-entreprise

La plomberie en auto-entreprise fait partie des professions réglementées. À ce titre, le plombier indépendant doit obligatoirement justifier d’un diplôme reconnu par l’État pour pouvoir créer son activité. La formation minimale et la plus courante est le CAP d'installateur sanitaire ou d'installateur thermique. Cet artisan peut toutefois suivre d'autres formations afin de gagner en expertise ou pour se spécialiser dans un domaine d'activité spécifique. Parmi les diplômes les plus réputés, on peut notamment citer :

  • la Mention Complémentaire maintenance en équipement thermique individuel ;
  • le Bac Pro technicien de maintenance des systèmes énergétiques et climatiques ;
  • le BEP technique des installations sanitaires ;
  • le Brevet Professionnel d’équipement sanitaire ;
  • le Brevet Professionnel métiers de la piscine ;
  • ou encore le BTS fluides énergie domotique.

À défaut de disposer d’un diplôme, le plombier peut créer son auto-entreprise s’il justifie d’une expérience professionnelle d’au moins 3 ans dans cette activité. Si c’est votre cas, il vous faudra faire une demande d'attestation de qualification professionnelle à la Chambre de Métiers et de l'Artisanat dont vous dépendez.

À noter : en plus de sa formation initiale, le plombier indépendant peut obtenir une habilitation afin d'étendre son champ de compétences. Les habilitations les plus répandues sont notamment RGE (Reconnu garant de l'environnement), PGN (Professionnel gaz naturel) et PGP (Professionnel gaz propane).

 

Les démarches pour devenir plombier auto-entrepreneur

Les conditions pour exercer en plombier indépendant

Comme la plupart des artisans en auto-entreprise, le plombier indépendant doit se plier à certaines conditions et règles d’exercice.

  • Le droit d’exercer : vous devez respecter ce qu’on appelle la « condition d’honorabilité » pour pouvoir créer votre auto-entreprise. Cela implique que vous n’ayez jamais fait l’objet d’une condamnation vous interdisant la gestion d’une entreprise. Lors de votre inscription, vous devrez d’ailleurs réaliser une déclaration sur l’honneur à ce sujet.
  • La carte d’artisan ambulant : vous ne travaillez pas uniquement au sein de la ville où votre auto-entreprise est domiciliée ? Dans ce cas, vous êtes considéré comme un artisan ambulant. À ce titre, vous devez demander une carte vous autorisant à exercer de façon ambulante à votre Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Celle-ci a une durée de validité de 4 ans et peut être renouvelée sur demande.
  • L’information des clients : si vous êtes amené à travailler auprès de particuliers, vous avez l’obligation de les informer de façon claire et transparente sur vos tarifs. Vous devrez également fournir un devis si le client en fait la demande (ou pour des travaux d'un montant supérieur à 150 €) et éditer une facture au nom de votre auto-entreprise pour chaque prestation.
  • L’habilitation électrique : votre activité pouvant vous confronter à un risque électrique, vous devrez généralement obtenir une habilitation Opérations sur les ouvrages et installations électriques dans un environnement électrique (norme NF C 18-510).

 

Les assurances du plombier auto-entrepreneur

Avant de débuter un chantier, le plombier auto-entrepreneur doit s’assurer qu’il dispose bien de certaines assurances obligatoires.

  • La RC Pro : l’assurance de responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour tous les artisans du BTP. Celle-ci couvre les dommages matériels ou physiques que vous pourriez causer à un tiers dans le cadre de votre activité.
  • L’assurance décennale : bien qu’il n’intervienne pas forcément sur du gros œuvre, le plombier indépendant doit obligatoirement disposer d’une garantie décennale. Pourquoi ? Car il intervient souvent sur des équipements indissociables du bâtiment (raccordements, chauffage, etc.) et sur des canalisation qui, en cas de problème, pourraient affecter l'usage ou la solidité de l'ouvrage.
  • L’assurance auto : dans la mesure où il transporte son matériel dans un véhicule, l’artisan doit généralement assurer la responsabilité civile de son utilitaire. Celle-ci vise à couvrir les dommages qu’il pourrait causer dans le cadre de son activité.

 

Les obligations de l’auto-entreprise de plomberie

Bien que le régime de l’auto-entreprise soit simplifié, le plombier indépendant doit respecter un certain nombre de règles.

  • La déclaration de début d’activité : avant de débuter son activité, le plombier indépendant doit obligatoirement créer son auto-entreprise en ligne. Pour cela, il peut notamment utiliser le site de Guichet Entreprises ou Auto-Entrepreneur de l’URSSAF.
  • L’immatriculation : dans le mois qui suit la création de l’auto-entreprise de plomberie, il est nécessaire de s’immatriculer au Répertoire des métiers (RM). Vous vendez des fournitures à vos clients ? Dans ce cas, vous devez également vous enregistrer au Registre du commerce et des sociétés (RCS).
  • Le suivi du chiffre d’affaires : pour conserver le bénéfice de l’auto-entreprise, votre chiffre d’affaires total ne doit pas dépasser 176 200 € (incluant la revente de fournitures et la main-d’œuvre). Quant à votre seule activité de main-d’œuvre, elle ne doit pas être supérieure à 72 500 €.
  • Le paiement des cotisations : vous devez déclarer votre chiffre d’affaires de façon mensuelle ou trimestrielle. Il correspond aux sommes que vous ont effectivement payées vos clients, et non aux sommes facturées. Tandis que les revenus tirés de la main-d’œuvre sont taxés à hauteur de 22 %, la revente de fournitures est prélevée de 12,8 %.
  • L’ouverture d’un compte bancaire : à partir du moment où votre chiffre d’affaires est supérieur à 10 000 € pendant 2 années consécutives, vous disposez d’un an pour ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité de plomberie. Retrouvez nos conseils pour choisir votre compte bancaire d’auto-entrepreneur.
  • Le suivi des recettes et des dépenses : comme tous les artisans, le plombier auto-entrepreneur a également l’obligation de tenir à jour un livre des recettes et un registre des achats.

 

Les astuces pour devenir plombier indépendant

Pour que votre auto-entreprise de plomberie se développe, il est important de suivre un certain nombre de conseils. En règle générale, vous devrez notamment :

  • évaluer le financement dont vous aurez besoin à la création de votre auto-entreprise (véhicule, matériel, fournitures, etc.) ;
  • développer un réseau pour vous approvisionner(canalisations, équipements, matières premières, outils, etc.) ;
  • choisir votre mode de facturation des fournitures auprès des clients : achat et revente ou frais de débours;
  • continuer à vous former pour maîtriser les dernières réglementations ou obtenir une labélisation (RGE, PGN, etc.) ;
  • nouer des partenariats avec d'autres professionnels pour être recommandé sur les chantiers (architecte, maçon, carreleur, etc.) ;
  • faire connaître votre activité grâce aux supports physiques (affichages, cartes de visite, etc.) et digitaux (site Internet, Facebook, annuaires de professionnels, etc.).

 

Envie de simplifier la création ou la gestion de votre activité ? Sur la plateforme Espace Auto-Entrepreneur, tout est réuni pour assurer la réussite de votre auto-entreprise de plomberie : inscription facilitée, logiciel de comptabilité, édition des factures et des devis, suivi du chiffre d’affaires, relance des clients et bien plus encore !

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