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L’acheteur-revendeur de voitures auto-entrepreneur

L’acheteur-revendeur de voitures auto-entrepreneur


À travers cette fiche métier, découvrez tout ce qu'il faut savoir pour devenir acheteur-revendeur automobile en auto-entreprise. Les particularités de la profession, la réglementation entourant l'achat et la revente de voitures, le plafond de chiffre d'affaires ou encore les assurances obligatoires : retrouvez les informations essentielles.

 

L’auto-entreprise d’achat et de revente automobile : l’essentiel à retenir

Avant de réaliser de l’achat et de la revente de voitures d’occasion en auto-entrepreneur, plusieurs informations sont bonnes à connaître.

  • Votre Centre de formalités des entreprises (CFE) : la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie).
  • Votre plafond de chiffre d'affaires : 176 200 €.
  • Votre taux de cotisations sociales : 12,8 %.
  • Votre catégorie d'imposition : BIC (Bénéfices industriels et commerciaux).
  • Votre code APE : 11Z - Commerce de voitures et de véhicules automobiles légers.
  • Votre rémunération : variable selon votre activité.

 

Les métiers d’achat et de revente de voitures en indépendant

Le code APE « Commerce de voitures et de véhicules automobiles légers » regroupe différents métiers d’achat et de vente de voitures d’occasion qu’il est possible d’exercer en auto-entreprise.

  • L’acheteur-revendeur automobile : il s'agit de la profession de commerce automobile la plus courante avec le statut d'auto-entrepreneur. Elle consiste à négocier des véhicules au meilleur prix, principalement auprès de particuliers, afin de se constituer un parc de voitures d'occasion. En parallèle, ce professionnel recherche des acheteurs potentiels pour les véhicules et expose éventuellement dans une concession, lui permettant de se rémunérer grâce à la marge qu'il applique sur chaque transaction.
  • Le mandataire automobile : contrairement à l'acheteur-revendeur, le mandataire n'a pas vocation à se constituer un parc automobile. En revanche, il est généralement démarché par des particuliers pour les aider à trouver, acheter et négocier un véhicule neuf ou d’occasion. Véritable intermédiaire entre l'acheteur et le vendeur, il va acquérir le véhicule et le revendre à l’acheteur. Il peut également s'occuper des différentes formalités administratives entourant la transaction (demande de carte grise, vérification du véhicule, etc.).
  • Le revendeur automobile en dépôt-vente : ce professionnel du commerce automobile dispose d'un espace d'exposition, appelé dépôt-vente, au sein duquel les particuliers peuvent exposer les véhicules qu'ils souhaitent vendre. Son rôle est donc d'offrir une vitrine aux voitures et de superviser les essais, lui permettant de toucher une commission pour chaque vente réalisée.
  • Le courtier automobile : à la différence du mandataire, le courtier n'achète jamais le véhicule. Toutefois, sa mission consiste également à rechercher et à négocier un véhicule qui correspond aux attentes de son client, avant de le mettre en relation avec le vendeur. Sa rémunération n’est généralement due que si la transaction aboutit.

Bon à savoir : si vous réalisez des réparations sur les véhicules avant de les revendre, vous devez vous conformer aux règles du secteur « Entretien et réparation de véhicules ». Cette profession étant réglementée, cela vous impose notamment :

  • de vous enregistrer au Répertoire des métiers (RM) car cette activité est de nature artisanale ;
  • de réaliser une déclaration avec contrôle périodique selon la surface de votre atelier ;
  • de réaliser différentes déclarations selon la nature de l'activité ;
  • de justifier de qualifications professionnelles (diplôme reconnu ou au moins 3 ans d’expérience) ;
  • d’obtenir une attestation de capacité.

 

Les qualités d’un revendeur automobile auto-entrepreneur

L’activité d’achat et de revente de voitures n’est pas réglementée. Par conséquent, vous n’avez pas besoin d’un diplôme spécifique ou d’une expérience particulière pour créer votre auto-entreprise. Malgré tout, certaines compétences sont indispensables pour réussir dans le milieu.

  • Des connaissances automobiles : vous devez impérativement avoir de bonnes bases en mécanique afin de pouvoir évaluer avec précision la valeur d'un véhicule, notamment si des réparations sont nécessaires. Cela vous impose également de bien connaître le marché afin d'avoir une idée de l'offre et de la demande, des prix moyens pratiqués et des modèles les plus plébiscités.
  • Le sens du relationnel : votre métier n'est pas uniquement technique, il est aussi humain. Vous devez être à l'écoute des acheteurs - tout particulièrement si vous êtes courtier ou mandataire - afin de comprendre leur recherche. L'achat d'une voiture représentant un budget conséquent, vous devez aussi être en mesure de rassurer les acquéreurs et de les accompagner dans leurs démarches.
  • L’art de la négociation : la rémunération d’un revendeur de voitures en auto-entreprise dépend principalement de la marge qu’il parviendra à se dégager sur chaque transaction. Il est donc primordial d’être un très bon négociant afin d’acheter et de revendre les véhicules au meilleur prix.
  • Un large réseau : l’une des vos valeurs ajoutées, c’est également votre réseau de connaissances professionnelles. Contrairement aux particuliers, vous devez avoir des contacts privilégiés avec les vendeurs professionnels afin d'être informé des bonnes affaires et de trouver le modèle recherché par votre client.

 

Les formalités pour devenir vendeur de voitures en auto-entreprise

La formation d’un revendeur automobile indépendant

Comme nous l’avons abordé précédemment, l’activité d’achat et de revente automobile en auto-entrepreneur ne demande pas de diplôme particulier. Malgré tout, il est généralement préférable d'avoir été formé aux techniques commerciales avant de créer son auto-entreprise. Cela pourra passer par la réalisation d’une formation ou par une précédente expérience en tant que vendeur automobile salarié.

Rappelez-vous cependant que vous devrez justifier de qualifications professionnelles spécifiques si vous réalisez également de l'entretien et de la réparation automobile. Dans ce cas, vous aurez l'obligation de disposer d'un diplôme reconnu ou d'avoir au moins 3 ans d'expérience professionnelle en la matière.

 

Les assurances du vendeur automobile auto-entrepreneur

Malgré un statut simplifié, les auto-entrepreneurs sont concernés par l'obligation d'assurance. L'acheteur-revendeur de voitures n'y échappe puisqu'il doit souscrire au moins 2 types de contrat.

  • La RC Pro : l'assurance de responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour toute activité d'achat et de revente automobile. Elle vise à couvrir les dommages que vous pourriez causer à un tiers dans le cadre de votre activité.
  • L'assurance automobile : si vous n'êtes pas un simple intermédiaire entre l'acquéreur et le vendeur, cela signifie que vous achetez le véhicule au préalable. Dans ce cas, vous avez l’obligation de l’assurer le temps de le revendre.

Bon à savoir : d’autres assurances facultatives peuvent également présenter un intérêt pour protéger votre activité, dont la protection juridique (en cas de litige avec un acheteur) et l’assurance des stocks de marchandise (pour couvrir les véhicules stockés).

 

Les obligations de l’acheteur-revendeur automobile en auto-entreprise

La vente d'objets mobiliers d'occasion est soumise à une réglementation spécifique. En tant que revendeur automobile en auto-entreprise, vous devrez donc vous plier à différentes formalités.

  • La déclaration préalable : vous devez compléter le Cerfa n° 11733*01 afin de vous inscrire sur le registre des revendeurs d'objets mobiliers. À noter que le document doit notamment présenter la référence du récépissé de déclaration au CFE (Centre de formalités des entreprises).
  • La tenue d'un registre de brocante : pour chaque transaction, ce document doit indiquer plusieurs informations, dont la nature et la provenance des véhicules vendus, le prix d'achat et le mode de règlement, ainsi que les coordonnées de l'acheteur et du vendeur. Avant d'être rempli, gardez à l'esprit que ce registre doit être paraphé au préalable par le maire ou le commissaire de police de la commune où est domiciliée votre auto-entreprise.
  • La déclaration d'achat d'un véhicule d'occasion : pour chaque véhicule que vous achetez, vous devez remplir le Cerfa n° 13751*02 permettant de déclarer l'achat d'un véhicule d'occasion par un professionnel. Ce document sera nécessaire pour la demande d'immatriculation.
  • Le mandat automobile : si vous agissez en tant que mandataire, vous avez l'obligation de faire signer un mandat simple ou exclusif à chaque client. Ce document sert à encadrer la relation, la nature de la recherche et le montant de la rémunération.

 

Les règles de l’auto-entreprise d’achat-revente automobile

Comme n’importe quelle autre activité indépendante, l’achat et la revente de voitures en auto-entreprise est soumise à plusieurs obligations.

  • S’inscrire en ligne : avant de débuter votre activité, vous devez obligatoirement créer votre auto-entreprise en ligne. Cette procédure peut notamment être réalisée sur Guichet Entreprises et sur le site Auto-Entrepreneur de l’URSSAF.
  • S’immatriculer : votre activité étant de nature commerciale, vous devez vous enregistrer au Registre du commerce et des sociétés (RCS). Si vous réalisez de l’entretien ou de la réparation, vous avez l’obligation de vous immatriculer également au Répertoire des métiers (RM).
  • Suivre votre chiffre d’affaires : le chiffre d’affaires déclaré correspond aux sommes encaissées, et non à vos bénéfices. Cela peut donc s’avérer problématique si votre marge n’est pas suffisante. Imaginons que vous avez acheté un véhicule 8 000 € et que vous le revendez 10 000 €. Votre bénéfice est de 2 000 €, mais vous payerez malgré tout 12,8 % de charges sur 10 000 €, soit 1 280 €. Vous n’aurez donc retiré que 720 € de cette transaction.
  • Respecter les plafonds : votre chiffre d’affaires lié à la revente automobile doit rester inférieur à 172 500 € afin de conserver le statut d’auto-entrepreneur. Cela peut d’ailleurs poser problème si les véhicules que vous revendez sont très coûteux, mais que votre marge est réduite.
  • Respecter les règles comptables : vous devez également tenir un livre des recettes et un registre des achats, au format numérique ou papier. À partir du moment où votre chiffre d’affaires est supérieur à 10 000 € pendant 2 années de suite, vous devez aussi ouvrir un compte bancaire dédié à votre auto-entreprise.

 

Nos conseils pour créer une auto-entreprise de revente automobile

Comme nous venons de l’aborder, les activités d’achat et de revente ne sont pas forcément toujours adaptées au statut d’auto-entrepreneur car vos cotisations sociales sont calculées sur votre chiffre d’affaires, et non sur votre bénéfice. Pour mettre toutes les chances de votre côté, il est souvent judicieux de :

  • bien réfléchir au statut de votre activité de revente automobile et, éventuellement, d’opter pour un régime qui - contrairement à l'auto-entreprise - permet de déduire vos achats de votre chiffre d'affaires ;
  • d'éventuellement vous spécialiser sur un segment particulier afin de développer une véritable expertise (une seule marque, véhicules importés, véhicules de collection, etc.) ;
  • proposer des services complémentaires afin d'avoir une offre plus attractive (immatriculation, entretien, assurance, etc.) ;
  • développer votre réseau professionnel pour être informé des véhicules en vente et pouvoir saisir les bonnes affaires (garages, concessionnaires, etc.) ;
  • soigner votre e-réputation afin que les acheteurs puissent vous trouver en ligne (site Internet, compte Instagram, etc.).

 

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