Le pâtissier auto-entrepreneur

Le pâtissier auto-entrepreneur


Cuisiner du sucré est une vocation pour vous ? Ça tombe bien, vous pouvez en vivre, et utiliser le statut de la micro-entreprise pour porter votre projet. Le secteur est en forme, et génère plus d’un milliard d’euros par an. Soit environ 350 euros dépensés en pâtisserie chaque année dans les foyers français. Bonus : les consommateurs privilégient de plus en plus les artisans. La recherche de produits locaux et de qualité vous ouvre donc la voie pour vous faire une place. Alors pour démarrer du bon pied et conquérir les papilles de votre clientèle, consultez dans notre article les éléments qui vont vous faciliter la mise en place et la gestion de votre micro-entreprise.

Le métier de pâtissier

Le professionnel de la pâtisserie conçoit, fabrique et vend un panel d’aliments sucrés (ou salés) tels que les gâteaux, la confiserie, le chocolat, les entremets, les desserts, les glaces…

Le pâtissier peut travailler en restauration ou en boutique, soit pour le compte d’une entreprise, soit directement pour des particuliers.

Les tâches principales du pâtissier :

  • réaliser des préparations sucrées destinées à la vente ;
  • inventer de nouvelles recettes régulièrement ;
  • faire le point sur les ventes de la veille, pour réapprovisionner ;
  • suivre l’avancée des commandes ;
  • gérer les stocks et les fournisseurs ;
  • réaliser la communication auprès du public ;
  • assurer la vente des produits…

La promotion et la défense de la profession sont assurées par la Confédération Nationale de la Pâtisserie (Artisans Pâtissiers de France). Le concours Trophée de la pâtisserie met en avant la profession pâtissière. Ce concours se tient également en format amateur, devant un jury constitué du grand public et d’experts.

 À noter : la pâtisserie est une activité artisanale réglementée. Ce qui implique des contraintes d’hygiène et de sécurité. Par exemple, l’élaboration des préparations culinaires doit se faire dans un laboratoire avec des normes strictes d’hygiène. Vous ne pouvez donc pas utiliser votre cuisine sans aménagement.

La formation pour devenir pâtissier indépendant

À l’image des autres métiers en lien avec l’alimentation (traiteur, boulanger…), vous devez détenir un BEP ou un CAP de pâtissier. L’apprentissage peut s’étendre sur deux années. Vous pouvez cependant en être dispensé si vous justifiez de trois années d’expérience dans le même domaine.

Le CAP est un diplôme d’État de niveau 5.

Vous y apprenez les techniques de pâtisserie, les méthodes d’approvisionnement et de gestion, ainsi que la partie biochimie des aliments ou qualités nutritionnelles des aliments. Les formations comprennent de nombreux stages.

Si vous souhaitez suivre le CAP en ligne, c’est réalisable, à condition d’avoir un bon suivi.

Pour aller plus loin, il existe le bac pro boulangerie-pâtisserie. Puis le brevet de maîtrise (BM) pâtissier confiseur glacier traiteur.

Les qualités pour devenir pâtissier

Souvent métier passion, la pâtisserie est très exigeante. Comme d’autres métiers de l’alimentation, elle requiert beaucoup d’heures de travail. Mais il faut aussi :

  • avoir envie de faire plaisir aux clients, car ce sont eux qui vont manger les réalisations ;
  • pouvoir suivre un rythme de travail élevé, notamment au moment des fêtes ;
  • avoir en tête que le professionnel passe beaucoup de temps dans son laboratoire ;
  • entretenir de bonnes relations avec ses clients pour les fidéliser ;
  • beaucoup de patience et de rigueur : pour élaborer vos créations, traiter les commandes avec soin ;
  • être prêt à beaucoup bouger, car le métier est très physique.

Les démarches pour exercer en tant que pâtissier en micro-entreprise

Les règles pour la micro-entreprise pâtissier

La micro-entreprise constitue un statut avantageux pour débuter. Création simplifiée, gestion allégée. Voici les règles que vous devrez suivre pour travailler sereinement :

  • votre déclaration peut être réalisée directement sur Internet. Notre plateforme vous permet de devenir auto-entrepreneur en quelques minutes. Cela vous permettra de recevoir votre numéro SIRET et commencer à vendre. Contactez-nous pour toutes vos questions sur cette étape primordiale ;
  • un seuil de chiffre d’affaires est légalement fixé à hauteur de 77 700 euros pour un artisan. Si vous atteignez ce montant durant deux ans, vous devrez sortir du statut simplifié ;
  • vous restez en franchise de base pour la TVA, tant que vous respectez la limite de tolérance comprise entre 36 800 euros et 39 100 euros. Au-delà, vous serez redevables de la TVA ;
  • prévoyez de faire votre déclaration initiale de CFE (cotisation foncière des entreprises) sur le formulaire 1447-C-SD. Nombreux sont les auto-entrepreneurs qui oublient. Vous bénéficiez peut-être de l’exonération liée à votre activité artisanale. Renseignez-vous auprès de votre SIE (service des impôts des entreprises) ;
  • pour le calcul de vos impôts en BIC (bénéfices industriels et commerciaux), vous bénéficiez d’un abattement à hauteur de 50 % de votre chiffre d’affaires déclaré ;
  • effectuez chaque trimestre ou chaque mois la déclaration de votre chiffre d’affaires. Vous devrez déclarer en BIC (bénéfices industriels et commerciaux), et en hors taxes ;
  • au niveau de la formation professionnelle, vous cotisez à hauteur de 0,30 % ;
  • vous devrez régler des charges sociales à un taux de 21,2 % du chiffre d’affaires ;
  • pour votre imposition, vous pouvez opter pour le versement libératoire (paiement des impôts à un taux de 1,7 %). Cette option s’applique en fonction d’un revenu fiscal de référence, vérifiez bien chaque année que vous remplissez les conditions. Si vous ne prenez pas l’option, vous serez à l’impôt sur le revenu ;
  • c’est votre première création d’entreprise ? Si vous êtes demandeur d’emploi, vous bénéficiez peut-être de l’ARCE (aide à la création ou à la reprise d’une entreprise). Cela correspond au versement de 45 % de vos droits restants.
  • peut-être pouvez-vous demander une prime d’activité. Vérifiez les conditions d’éligibilité, comme le montant de chiffre d’affaires limite ;
  • ouvrez un compte bancaire différent du vôtre pour la facilité de gestion. Sachez sinon que cela devient obligatoire dès lors que vous atteignez au moins 10 000 euros de chiffre d’affaires pendant deux ans ;
  • pour suivre vos comptes, vous devrez tenir à jour un livre de recettes. Ce dernier va archiver des éléments comme la date d’achat, le montant payé par votre client, le numéro de facture (si vous avez émis une facture), le mode de règlement. Ce cahier se converse pendant 10 ans.

Vous avez d’autres interrogations ? Contactez-nous sur Espace-autoentrepreneur, nous vous accompagnons tout au long de votre parcours entrepreneurial.

 Bon à savoir : Si vous pouvez demander l’ACRE, vous avez 45 jours après la date de création de votre statut de micro-entrepreneur. Adressez-vous à votre CFE compétent.

Les assurances pour être pâtissier

L’assurance de votre activité est obligatoire, car elle est fait l’objet d’obligations au niveau sanitaire. Il existe des assurances dédiées aux auto-entrepreneurs, renseignez-vous auprès d’un courtier.

Vous devrez prendre une assurance responsabilité civile professionnelle. Elle sert à protéger les tiers contre les dommages que votre activité peut leur causer.

Vous pouvez compléter cette assurance par une garantie dite de protection juridique, qui vous couvre lorsque vous avez des frais de justice. Sachez qu’en adhérant à la confédération artisan pâtissier de France, vous bénéficiez d’une protection juridique.

Si vous avez des locaux et du matériel, ils devront également être assurés.

Et si vous cherchez une complémentaire santé, consultez notre article sur le sujet qui vous donne toutes les informations pour faire le bon choix.

Nos conseils pour devenir pâtissier auto-entrepreneur

Peut-être commencerez-vous à faire de la pâtisserie en vendant vos créations en ligne. Ou dans une boutique. Quelle que soit l’option que vous choisissez, voici la synthèse des éléments pour démarrer :

  • créer un site Internet pour montrer vos réalisations sucrées, ainsi que les moyens de contact pour vous passer commande ;
  • être présent sur les réseaux sociaux, surtout ceux qui sont visuels ;
  • démarcher des distributeurs (boulangers, chocolatiers, hôtels, restaurants…) ;
  • s’inscrire sur Google Business Profile, pour que les clients puissent vous trouver ;
  • participer à des évènements, salons, foires…

Et si vos gâteaux plaisent, le bouche-à-oreille viendra certainement compléter vos actions.

Le pâtissier en bref

Voici en synthèse les principales informations pour l’inscription de votre nouveau statut :

  • le statut d'auto-entrepreneur est adapté à votre activité, et il est le plus simple à gérer ;
  • peu de temps après vous être immatriculé, vous recevrez un numéro SIRET ;
  • le code APE que vous aurez pourra être le 1071 C boulangerie pâtisserie ;
  • gardez en tête les plafonds de chiffre d’affaires : 77 700 euros pour conserver le bénéfice du statut, et 36 800 euros pour rester en franchise de TVA ;
  • des charges sociales seront à payer à hauteur de 21,2 % de votre chiffre d’affaires. Si vous souhaitez estimer le montant de vos cotisations, Espace-autoentrepreneur.com met à votre disposition des calculateurs en ligne ;
  • vos revenus d’activité sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ;
  • votre centre de formalités des entreprises (CFE) compétent est la Chambre des Métiers et de l’Artisanat ;
  • une fois immatriculé, vous serez inscrit au Répertoire des Métiers (RM).

Votre projet est finalisé ? Concentrez-vous sur votre installation et vos premiers clients, nous vous mettons à disposition toutes les informations de gestion, de facturation, d’imposition relatives à votre micro-entreprise. Et si vous ne trouvez pas la réponse qu’il vous faut, contactez nos experts sur notre site Espace Auto-entrepreneur.