Se connecter
Le traiteur auto-entrepreneur

Le traiteur auto-entrepreneur


Vous avez une première expérience dans la restauration et vous aimez cuisiner pour les autres ? Même si les années 2020 et 2021 ont été marquées par un recul du chiffre d’affaires du secteur, le traiteur reste un métier d’avenir et de passion. Les consommateurs s’orientent de plus en plus vers une demande de fait maison et d’expériences culinaires inédites. Si vous avez des idées et une cuisine originale et saine à proposer, pourquoi ne pas vous lancer dans les activités de traiteur ? Nous vous livrons dans cet article les clés pour bien vous lancer dans votre nouvelle profession.

Le métier de traiteur

Les activités du traiteur

Le traiteur fait partie de l’un des cinq segments de la restauration commerciale. Il intervient pour les entreprises ou pour les particuliers. Le traiteur prépare et livre, ou met à disposition des repas et plats préparés.

Il existe plusieurs types de traiteurs :

  • les traiteurs classiques élaborent des plats sur commande dans le cadre d’événements comme les mariages ou anniversaires, et sont en mesure de fournir un service global comprenant la restauration, la décoration, le mobilier ;
  • les traiteurs de la restauration rapide : réalisent des plats à emporter ou à consommer sur place ;
  • les traiteurs ambulants : font de la vente à emporter mobile.

Pour lancer son affaire, deux possibilités existent :

  • reprendre un commerce existant avec un prix déterminé par des critères comme l’emplacement, la clientèle, les équipements ;
  • partir de zéro et créer un commerce selon ses moyens et objectifs.

Le secteur est très concurrentiel, et demande des investissements en matériel. Il est donc préférable de travailler son projet en amont et de faire une étude de marché avant de se lancer.

Les principaux concurrents sont la grande distribution, et les commerces de bouches.

Les axes de développement se situent dans la vente de plats frais, avec une provenance locale des produits.

Points d’attention pour le traiteur

Le traiteur doit en permanence focaliser son attention sur l’hygiène, pierre de voûte de sa profession :

  • les contrôles sanitaires fréquents, qui valident la mise en place des moyens nécessaires au maintien d’une bonne sécurité sanitaire des locaux, des équipements, et des produits ;
  • les invendus : le traiteur a une journée pour vendre les plats cuisinés, le reste doit être éliminé ;
  • le remplacement des équipements de froid, qui sont à remplacer tous les 10 ans ;
  • l’éventuelle acquisition ou location d’un camion frigorifique, pour préserver le froid lors du transport des marchandises.

Un autre point d’attention réside dans la disponibilité de fonds propres : ceux-ci doivent représenter au moins 30 % du montant de certains matériels, notamment le camion de transport.  

Enfin, si le traiteur fait face à une concurrence accrue, il doit faire attention à conserver une marge bénéficiaire pour ne pas diminuer sa rentabilité.

Obligations pour travailler en tant que traiteur

Les locaux d’un traiteur sont tenus de respecter le règlement (CE) n° 852/2004, qui impose des règles d’hygiène alimentaire strictes pour préserver la sécurité des denrées, et ce de la production à la consommation.

Vous avez ainsi l’obligation de mettre en place un plan de maîtrise sanitaire (respect des températures de stockage, maintien de la chaîne du froid).

Votre activité doit également faire l’objet d’une déclaration d’activité à la DDPP, la Direction départementale de la protection des populations. Il faut savoir que cet organisme veille à réaliser de fréquentes inspections sanitaires.

De nombreuses associations mais aussi syndicats, fédérations et instituts représentent les différents domaines du monde de l’alimentation (porc, œufs, brasseurs, traiteurs, aviculture, glaciers…). Ils éditent des guides de bonnes pratiques d’hygiène pour chacun, en conformité avec les principes de la HACCP. Pour la catégorie traiteur, l’ancien syndicat des traiteurs frais (Synafap) plus celui d’autres secteurs du frais sont devenus l’ETF (entreprises du traiteur frais) qui regroupe 62 entreprises pour développer le marché.

Et si vous vous destinez à être traiteur ambulant hors de la commune où vous résidez, il vous faudra alors demander une carte professionnelle de commerce ambulant auprès de votre CFE. Cette carte est valable pendant quatre années.

 À noter : si votre entreprise de traiteur vend ses préparations à des professionnels sans livrer directement à la clientèle, il vous faudra obligatoirement obtenir un agrément sanitaire du Ministre chargé de l’Agriculture au moins 2 mois avant le début de votre activité. La demande d'agrément sanitaire pour un traiteur doit se faire par courrier ou par Internet sur le site du ministère.

Le profil du traiteur

La formation pour devenir traiteur

Pour pouvoir se lancer, Il faut être titulaire d’un CAP ou d’un BEP dans la restauration, ou bien avoir une expérience de trois années dans ce domaine.

Certains diplômes de niveau V, IV et III dispensent du CAP, notamment le BEP restauration option cuisine, ou le BP restaurant, ou encore le BTS hôtellerie, restauration.

De plus, vous devez suivre une formation obligatoire de 14 heures HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point). Elle a pour objectif d’acquérir les connaissances nécessaires en matière d’hygiène alimentaire (prévention des risques biologiques, chimiques et physiques). Elle s’impose dès lors que vous vendez vos produits dans une structure mobile, ou si vous mettez des tables à disposition. Elle ne concerne cependant pas les chefs à domicile.

Vous serez dispensé de la HACCP si vous avez la faculté de justifier de trois années d’expérience professionnelle en qualité de gestionnaire ou exploitant dans la restauration.

 Bon à savoir : le site gouvernemental Alim’confiance permet à tout le monde de connaître le niveau d’hygiène des établissements de production, de transformation et de distribution des produits alimentaires.

Les qualités pour être traiteur

Le métier de traiteur tourne autour de deux pôles indissociables : la cuisine et la relation client, c’est-à-dire :

  • aimer cuisiner pour les autres : le traiteur est en premier lieu un cuisinier adepte de l’échange et du partage ;
  • avoir un esprit créatif : pour imaginer régulièrement de nouveaux plats, associer de nouvelles saveurs ;
  • être à l’aise en public : la relation avec les clients constitue aussi le socle d’une affaire prospère.

Une bonne connaissance en gestion de l’entreprise est également un facteur capital de succès, car ce secteur nécessite des investissements, une maîtrise des stocks, ainsi qu’un suivi rigoureux de la rentabilité.

Se mettre à son compte en tant que traiteur

Les assurances pour le traiteur indépendant

Le traiteur a besoin de matériel pour son activité. Que ce soient les machines, le véhicule de transport ou de vente, ainsi que le local, vous devez les assurer. Pour cela, les assurances suivantes restent incontournables :

  • une assurance responsabilité civile professionnelle, pour couvrir les dommages causés par le matériel, ou par les aliments vendus au public ;
  • une assurance qui couvre vos biens, stocks et matériels ;
  • une assurance pour le ou les véhicules servant votre activité.

Le régime de la micro-entreprise pour le traiteur

Outre les réglementations spécifiques en matière d’hygiène, l’auto-entrepreneur devra respecter quelques règles simples pour conserver le bénéfice de son statut de micro-entreprise :

  • obtenir un numéro SIRET pour démarrer, et donc déclarer son activité. Notre site vous propose un service en ligne facile et rapide pour créer votre activité d'auto-entrepreneur ;
  • une fois le statut créé, vous devez déclarer le chiffre d’affaires réalisé soit mensuellement, soit par trimestre, au choix ;
  • il vous incombera ensuite de payer vos cotisations sociales (12,8 % pour les achats et ventes) ;
  • concernant la gestion de vos comptes, si vous la faites seul, attention à vérifier vos taux de marge ;
  • la limite de chiffre d’affaires à ne pas dépasser s’élève à 176 200 euros ;
  • vous serez considéré comme commerçant.

Nos conseils pour devenir traiteur auto-entrepreneur

Une fois que vous êtes en règle au niveau formation, administratif et hygiène, il vous restera à développer la partie commerciale de votre métier. Votre visibilité sera votre meilleur atout pour réussir. Pour cela, vous pouvez :

  • mettre en ligne un site Internet pour proposer vos services, vos menus et vos références ;
  • distribuer des flyers dans les commerces et hôtels de proximité ;
  • créer un compte sur Facebook et sur Instagram ;
  • faire de courtes vidéos de vos produits et les poster sur un réseau social ;
  • démarcher les mairies ;
  • si vous faites traiteur ambulant, faites réaliser l’extérieur de votre camion par un professionnel pour qu’il soit attrayant et visible pour vos clients ;
  • prendre contact avec des prestataires comme les wedding planner pour établir des partenariats et travailler lors des mariages.

Le métier de traiteur en quelques mots

Ces informations vont vous faciliter votre déclaration d’activité :

  • le code APE qui s’applique : 5621Z Services de traiteurs ;
  • un CAP est obligatoire pour exercer, ainsi qu’une qualification HACCP ;
  • le taux de cotisations qui concerne votre activité est de 12,8 % pour les achats/ventes ;
  • le montant de chiffre d’affaires à ne pas dépasser: 176 200 euros (achat/vente) ;

Prêt à régaler vos premiers clients ? Inscrivez-vous en ligne pour la déclaration rapide de votre micro-entreprise. Vous pourrez vous concentrer sur la cuisine et sur votre développement. Consultez Espace auto-entrepreneur.com pour toutes vos éventuelles interrogations sur la facturation, la gestion, ou les modifications liées à votre activité de traiteur indépendant. De plus, nos spécialistes peuvent vous guider en cas de besoin.

Vous avez besoin d'aide ?
Contactez nos spécialistes !

08 90 40 00 50

Du Lundi au Vendredi de 9h00 à 18h00

Service à 3€/appel