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Le boulanger en micro-entreprise

Le boulanger en micro-entreprise


En France, la boulangerie se démarque nettement des autres métiers de l’artisanat par son aspect lucratif. Il représente d’ailleurs l’un des commerces les plus fréquenté par les consommateurs locaux. Saviez-vous que nous consommons en moyenne cent grammes de pain par jour ? Et qu’il existe une boulangerie pour 1800 habitants ? Si vous aimez le pain, et que le métier vous attire, se mettre à son compte en tant que boulanger est possible. D’autant plus que la main-d’œuvre qualifiée est très recherchée. Alors pour concrétiser ce projet, nous avons synthétisé dans cet article l’ensemble des informations à prendre en compte pour votre réussite.

Le métier de boulanger

Les activités du boulanger

Il existe environ 33 000 boulangeries en France qui produisent les six milliards de baguettes consommées chaque année.

Le boulanger est un artisan qui fabrique du pain selon des techniques bien cadrées. Il travaille dans une boulangerie et vend ses réalisations aux clients de la boutique. À la différence du dépôt de pain, qui vend des pains déjà préparés, le boulanger crée son pain à partir de matières premières.  

C’est très important de faire la distinction. L’artisan boulanger va préparer la pâte, la pétrir, former une boule, ou une baguette par exemple, et la mettre à cuire.

Les pains ainsi produits sont ensuite vendus sur le lieu même de fabrication.

Des réglementations prévoient les appellations et les process de fabrication des pains, que chaque boulanger doit appliquer.

Ce type de commerce alimentaire de proximité tend de plus en plus à présenter des produits frais et innovants à leur clientèle.

Les intérêts de la profession sont défendus par la Confédération nationale de la boulangerie et boulangerie-pâtisserie française (CNBPF), qui prône soutien et fraternité entre les professionnels.

Le boulanger peut travailler dans une boutique (la sienne ou celle d’un autre artisan). Certains choisissent de vendre le pain en commerce ambulant. Pour cela, il est nécessaire d’obtenir une autorisation auprès de la chambre des métiers et de l’artisanat.

Points d’attention pour le boulanger

Comme doit le faire le traiteur, vous devrez prendre en compte des règles d’hygiène qui concernent à la fois le lieu de vente, mais aussi la fabrication et la conservation des aliments.

Dans les locaux par exemple, des règles de sécurité s’appliquent pour la prévention des incendies et l’accessibilité. Vos locaux doivent respecter le règlement (CE) n° 852/2004. Il pose un cadre rigoureux pour la préservation et le stockage des aliments.

Mais ce n’est pas tout. Le pain fait également l’objet de règles qui encadrent sa fabrication : mode de cuisson, ingrédients, dénomination. De plus, l’affichage des prix doit suivre des critères précis : taille des écriteaux, mentions obligatoires, prix à la pièce ou au kilo si le poids du pain dépasse les deux cents grammes, mention des allergènes.

De même pour les jours de fermetures, ils sont décidés de manière préfectorale.

Le profil du boulanger

La formation pour devenir boulanger

Pour pouvoir travailler, le boulanger doit être formé spécifiquement au métier.

Le CAP boulanger permet d’acquérir les connaissances et techniques requises. Il se prépare en deux ans (temps plein et apprentissage).

Si le CAP ouvre les portes de la boulangerie, il est possible de continuer au-delà et de passer un brevet professionnel boulanger.

Si vous ne possédez pas le diplôme exigé, et que vous avez trois années d’expérience en tant que salarié ou dirigeant d’entreprise, ou indépendant, vous pourrez exercer comme boulanger.

A défaut, un diplôme du répertoire national des certifications professionnelles sera valable.

Les qualités pour être boulanger

La boulangerie est un métier exigeant. Aimer créer de vos mains constitue la première des exigences pour pouvoir se lancer.

De plus, les horaires de travail sont particuliers : le boulanger commence dans la nuit, afin de préparer les baguettes, viennoiseries, et pâtisseries du jour pour l’ouverture de sa boutique. De plus, tout est fait en station debout.

Outre les techniques de fabrication des pains, la boulangerie requiert un bon sens du relationnel au quotidien. Cela est indispensable pour cerner les préférences des consommateurs et les fidéliser.

Se mettre à son compte en tant que boulanger auto-entrepreneur

L’assurance pour le boulanger

Le boulanger indépendant, comme tout entrepreneur en contact avec de la clientèle, doit protéger son activité. Pour ça, il existe des assurances dédiées, telles que :

  • la responsabilité civile professionnelle, qui protège l’indépendant dans l’exercice de son activité. Elle intervient au niveau matériel, immatériel, ou pour les dommages corporels ;
  • la protection juridique, qui est soit en complément de la RC Pro, soit comprise dedans. Elle protège dans le cas de litiges avec des clients ou fournisseurs, donne accès à des avis juridiques, prend en charge des frais d’avocat et de justice ;
  • l’assurance pour des locaux professionnels, notamment dans le cadre de cambriolages ou incendie ;
  • l’assurance pour le matériel, comme les machines.

Le tarif dépendra de l’assureur, du chiffre d’affaires réalisé, de l’activité. Pensez à regarder les garanties pour comparer les contrats.

 A noter : Si vous n’avez pas le temps de chercher et de comparer les assurances, pensez à solliciter un courtier indépendant. Il fera une sélection sur mesure pour votre activité.

Le régime de la micro-entreprise pour le boulanger

Si de nombreuses règles s’appliquent aux commerces d’alimentation, le statut de la micro-entreprise est simple et léger à gérer. Il constitue une première étape pour vous faire votre expérience dans le domaine. Et pour cela, vous devrez suivre les principes suivants :

  • la création de l’activité en vous inscrivant directement en ligne sur Espace-autoentrepreneur ;
  • la déclaration du chiffre d’affaires est effectuée au choix : soit déclarer le chiffre encaissé du mois précédent. Soit déclarer tous les trois mois (janvier, avril, juillet et octobre). Attention à prévoir de sortir une grosse somme quatre fois par an. Si vous souhaitez changer de périodicité, prévoyez de le faire avant le 31 janvier de l’année. Vous avez des questions sur ce point ? Contactez-nous sur le site Espace-autoentrepreneur.com ;
  • au niveau de votre imposition, vous avez la possibilité d’opter pour le prélèvement libératoire, mais veillez bien à vérifier chaque année que vous remplissez les conditions pour en bénéficier ;
  • il vous incombera ensuite de régler vos cotisations sociales (12,8 % pour les achats et ventes), et 22 % pour les prestations artisanales ;
  • si vous êtes inscrit comme demandeur d’emploi indemnisé ou non, vous pouvez bénéficier de l’ACRE (Aide à la création ou la reprise d’une entreprise). Elle consiste en une exonération totale ou partielle des charges sociales. Cette demande doit être réalisée auprès de l’URSSAF ;
  • la limite de chiffre d’affaires à ne pas dépasser s’élève à 76 200 euros pour la partie fabrication artisanale de pain, et 176 200 euros en cas de vente d’autres produits ;
  • pensez à tenir un livre de recettes, qui vous servira en cas de contrôle sur vos encaissements et dépenses ;
  • vous serez considéré comme un artisan, inscrit au Répertoire des Métiers ;
  • un compte bancaire professionnel est obligatoire à partir du moment où vous réalisez plus de 10 000 euros bruts de chiffre d’affaires pendant au moins deux ans ;
  • Le CFE compétent pour votre nouvelle profession est la Chambre de métiers et de l’artisanat (si artisan ou artisan commerçant)
 Bon à savoir : Si vous êtes inscrit comme demandeur d’emploi auprès de Pôle Emploi, il est préférable d’opter pour la déclaration mensuelle de votre chiffre d’affaires. Votre actualisation sera plus simple à gérer.

Nos conseils pour devenir boulanger

Le boulanger bénéficie généralement de la clientèle locale d’une zone de chalandise. Mais pour que ses produits deviennent incontournables pour sa clientèle, le boulanger peut mettre l’accent sur :

  • la participation à des évènements mettant en avant les produits de la boulangerie ;
  • la création d’un compte Facebook ou Instagram qui valorise les pains et autres viennoiseries ;
  • la mise en place de services annexes tels que la livraison, le click and collect, la vente de produits locaux (miels, bières, œufs…) ;
  • l’utilisation de produits frais ;
  • la réponse à la demande d’un segment précis de clientèle, comme le sans gluten, le biologique, etc.

Le métier de boulanger en quelques mots

Voici les informations pour vous faciliter votre déclaration d’activité :

  • le code APE : 1071 C Boulangerie et Boulangerie-pâtisserie ;
  • il est nécessaire de posséder un diplôme pour exercer, comme le CAP Boulangerie, ou pouvoir prouver trois années d’expérience dans le secteur ;
  • la vigilance est de rigueur sur tous les aspects prévus par la réglementation sur l’hygiène du local, des aliments vendus et sur l’aspect sécurité ;
  • le taux de cotisations qui vous concerne est de 12,8 % pour les achats/ventes, et 22 % pour la prestation artisanale ;
  • ne dépassez pas le montant de chiffre d’affaires prévu qui est de 176 200 euros (achat/vente) pour la partie vente de produits annexes, et 72 600 euros pour la partie fabrication des pains ;
  • vous bénéficiez de l’exonération de charges sociales la première année si vous remplissez les conditions.

Vous avez en main toutes les informations pour passer du projet à la concrétisation. Sachez que le site Espace Auto-entrepreneur répond à toutes vos interrogations sur le statut social, la facturation, la gestion, l’utilisation des réseaux sociaux et bien d’autres. Et si besoin, nos spécialistes sont à votre disposition pour vous aider dans vos démarches.

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