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7 sources de financement pour devenir auto-entrepreneur

Publié le 06/06/2023
7 sources de financement pour devenir auto-entrepreneur

Vous avez besoin de financer votre reconversion professionnelle pour devenir auto-entrepreneur ? Même si le statut de micro-entrepreneur n’oblige pas à verser un capital social, certaines activités peuvent nécessiter un investissement financier lors de la phase de démarrage. Que ce soit pour entreprendre une formation, investir dans du matériel, louer un local ou tout simplement pour vous verser un salaire lors des débuts de l’activité, il existe plusieurs aides pour financer votre reconversion. Dans cet article, on fait le point sur les 7 sources de financement et aides disponibles pour devenir auto-entrepreneur en France. 

1. Le Compte Personnel de Formation (CPF)

Le CPF, ou Compte Personnel de Formation, est un dispositif visant à favoriser l'accès à la formation pour tous les individus actifs, dès l'âge de 16 ans. Vous pouvez notamment l'utiliser pour financer des formations spécifiques à votre projet d'auto-entrepreneuriat. 

Depuis 2019, le CPF est alimenté en euros et non plus en heures. Le montant annuel de crédit est de 500 euros pour un salarié à temps complet avec un plafond de 5 000 euros. Pour les employés moins qualifiés, sans diplôme équivalent au CAP ou BEP, le crédit CPF s'élève à 800 euros par an, jusqu'à 8 000 euros. 

Les employés à temps partiel travaillant entre 50 % et 100 % du temps complet acquièrent les droits à formation au même rythme que les temps pleins. Ceux travaillant moins de 50 % du temps complet ont une acquisition de droits proratisée.

Le CPF est accessible à tout moment de votre vie et vous pouvez directement consulter votre solde sur le site officiel moncompteformation.gouv.fr.

Bon à savoir : Si vous êtes déjà auto-entrepreneur, vous pouvez bénéficier du Fonds d'Assurance Formation (FAF) en plus de votre CPF pour rembourser une formation. 

 

2. Pôle Emploi

Il est possible de cumuler les allocations chômage avec le statut d'auto-entrepreneur de deux manières : 

  • keyboard_double_arrow_right
    Soit par un maintien partiel des allocations en fonction des revenus de l'activité (ARE).
  • keyboard_double_arrow_right
    Soit par l'Aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE) qui consiste à percevoir en deux versements un capital correspondant à 45 % des droits au chômage restants.

Le montant de l'ARE pour un auto-entrepreneur est calculé en soustrayant 70 % des revenus de l'activité du montant initial de l'ARE. Cependant, il est maintenu dans sa totalité en cas de chiffre d’affaires nul. 

L'ARE est souvent plus avantageuse pour ceux qui prévoient de faibles revenus pendant leur première année d'activité. En revanche, l'ARCE peut être bénéfique pour ceux qui ont besoin d'un capital de départ ou prévoient des revenus importants rapidement. 

Bon à savoir : Si vous n’êtes pas éligible à l’ARE, notez également que le statut d’auto-entrepreneur est cumulable avec la majorité des aides sociales comme le RSA ou la prime d’activité. 

Lire aussi : Comment utiliser sa période de chômage pour lancer son activité ? 


3. Les aides locales

Selon votre lieu de résidence et votre projet, différentes entités comme le conseil régional, le département, la commune ou les associations locales peuvent offrir des soutiens et des contrats d'accompagnement, comme le dispositif NACRE par exemple. Il existe également des concours qui peuvent donner accès à des prix dotés d'une récompense financière.

Pour découvrir les aides et les concours disponibles dans votre région, nous vous conseillons de contacter votre Conseil régional ou d'utiliser le moteur de recherche sur le site Aides-entreprises.fr

 

4. Les prêts bancaires

Le prêt bancaire peut être une option pour financer le lancement de son activité d'auto-entrepreneur, notamment pour les besoins en investissement ou en fonds de roulement. 

Il faut savoir que les banques classiques sont souvent réfractaires à accorder un crédit aux micro-entreprises, surtout lorsque celles-ci viennent de se lancer. Mais il est possible de mettre toutes les chances de votre côté en : 
- Prouvant le sérieux et la rentabilité de votre projet entrepreneurial avec un business plan et une étude de marché, 
- Justifiant d’un apport personnel (épargne, achat-revente d’un bien, etc), 
- Faisant appel à une garantie ou un cautionnement pour assurer le remboursement du crédit bancaire.

Le montant du prêt, le taux d'intérêt, la durée de remboursement et les garanties demandées varient en fonction de la banque et du profil de l'emprunteur. Il existe des organismes comme la BPI (Banque Publique d'Investissement) qui proposent des prêts à taux préférentiels pour la création d'entreprise.


5. Le microcrédit professionnel

Le micro-crédit est un petit prêt destiné à des personnes qui n’arrivent pas à obtenir un crédit par le biais du système bancaire traditionnel et qui souhaitent lancer ou développer leur activité d'auto-entrepreneur. En France, le micro-crédit est souvent accompagné d'un soutien personnalisé (aide à l'élaboration du projet, suivi pendant l'activité, etc.). Les montants accordés sont généralement compris entre 300 et 10 000 euros avec un taux de remboursement situé entre 1,5 et 4 %.

Pour une demande de microcrédit, l’emprunteur doit s’adresser à un service d'accompagnement social, qui servira d'intermédiaire avec la banque. Des associations comme l'ADIE (Association pour le droit à l'initiative économique) peuvent vous accompagner dans cette démarche.

Pour bénéficier de ce prêt, vous devez remplir les conditions suivantes :

  • keyboard_double_arrow_right
    Vous exercez votre activité en France ;
  • keyboard_double_arrow_right
    Votre micro-entreprise est en cours de création ou est créée depuis moins de 5 ans ;
  • keyboard_double_arrow_right
    Votre besoin de financement ne dépasse pas 10 000 euros ;
  • keyboard_double_arrow_right
    Vous ne pouvez pas accéder au financement bancaire traditionnel ;
  • keyboard_double_arrow_right
    Une personne peut garantir le micro-crédit à hauteur de 50 %.

Lire aussi : Les crédits alternatifs pour micro-entrepreneur


6. Le prêt d’honneur 

Le prêt d'honneur est un crédit à taux zéro accordé aux auto-entrepreneurs qui ne parviennent pas à obtenir de prêt bancaire ou de micro-crédit. Il est généralement octroyé sans demande de garantie ni de caution personnelle. La personne qui contracte le prêt s’engage à rembourser le prêt “sur l’honneur”. 

Ce prêt est généralement accordé par des réseaux d'aide à la création d'entreprise, comme Initiative France, Réseau Entreprendre, etc. Le montant du prêt varie en fonction du réseau et du projet et peut atteindre 90 000 € pour les projets les plus innovants. Le prêt d'honneur a pour principal objectif de renforcer la trésorerie de l'entrepreneur et de faciliter l'accès à des financements complémentaires, notamment bancaires.

7. Le financement participatif (crowdfunding)

Si vous disposez déjà d’une communauté en ligne, ou souhaitez faire connaître votre projet au plus grand nombre, le crowdfunding est une alternative intéressante. Également appelé financement participatif, il permet de récolter des fonds financiers (avec ou sans contrepartie) auprès d’un large public. 

Des plateformes telles que Leetchi ou KissKissBankBank permettent de créer des cagnottes en ligne pour recevoir directement vos dons.

Pour assurer la réussite de votre campagne de financement, nous vous recommandons de mettre en place un plan de communication. Une présence régulière sur les réseaux sociaux est essentielle pour rassembler un public autour de votre projet et faire connaître l’existence de votre cagnotte. 

Le crowdfunding est également un excellent moyen de tester votre projet auprès du marché et de mobiliser une communauté avant son lancement. 

En outre, la somme récoltée peut vous permettre de créer un effet de levier pour réaliser un prêt bancaire.

Quelles aides financières pour devenir auto-entrepreneur ? 

En plus des sources de financement pour devenir auto-entrepreneur, il existe de nombreuses aides pour lancer votre activité sereinement. Celles-ci peuvent prendre la forme de subventions, d’exonérations des cotisations sociales ou de la TVA. 

keyboard_arrow_rightL’Aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (ACRE) 

L’ACRE est un dispositif qui vous permet de bénéficier d’une exonération partielle de vos charges sociales pendant la première année de votre activité. Il vous permet d’alléger vos dépenses lors du lancement de votre auto-entreprise. Pour être éligible, vous devez répondre à certaines conditions comme être inscrit comme demandeur d’emploi, être âgé de 18 à 25 ans, ou encore être bénéficiaire du RSA.

La demande d’ACRE doit être adressée à l'URSSAF au moment de la création de votre micro-entreprise, ou dans les 45 jours suivants.

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La franchise en base de TVA

Le statut d'auto-entrepreneur offre un avantage majeur : la franchise en base de TVA qui simplifie la comptabilité en supprimant l’obligation de facturer et de déclarer la TVA. Elle vous permet également de proposer des prix inférieurs à ceux d’autres entreprises, tout en conservant votre marge.

L’auto-entrepreneur est exonéré de la TVA tant que son chiffre d’affaires brut ne dépasse pas les plafonds suivants :

  • keyboard_double_arrow_right
    91 900 € de CA par an pour les activités de ventes de marchandises ;
  • keyboard_double_arrow_right
    36 800 € de CA par an pour les activités de prestations de services.

keyboard_arrow_rightAide à la création d’entreprise pour les personnes en situation de handicap (AGEFIPH)

Si vous avez un handicap reconnu, L’AGEFIPH octroie une aide forfaitaire de 6 200 euros pour la création de votre micro-entreprise. Cette aide est accordée une seule fois, sous réserve d’un apport personnel minimum de 1200 euros. L’objectif est de permettre aux personnes en situation de handicap de créer leur emploi, en contribuant au financement du démarrage de l’activité.

Pour obtenir cette aide, vous devez compléter et transmettre un dossier de demande d’intervention à la Délégation régionale AGEFIPH dont vous dépendez. 

 

Vous savez maintenant tout sur les différentes aides et sources de financement pour devenir auto-entrepreneur. N’oubliez pas de vous renseigner auprès des différentes structures abordées dans cet article pour connaître les conditions d'obtention de ces aides financières. En effet, celles-ci peuvent dépendre de votre situation personnelle et professionnelle, du type de formation envisagé et du projet d'entreprise que vous avez.


Lire aussi :

Les aides pour les femmes auto-entrepreneuses 

Auto-entrepreneur : un statut idéal pour une reconversion professionnelle. 

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