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Être auto-entrepreneur dans le digital : état des lieux en 2022

09/03/2022   Informations utiles   

Pour la seconde année consécutive, Malt a dévoilé les résultats de sa grande enquête sur le freelancing en Europe, réalisée en partenariat avec le cabinet Boston Consulting Group. L’occasion de dresser un état des lieux des métiers indépendants du digital, exercés notamment sous le statut d’auto-entrepreneur. Développeur, community manager ou encore rédacteur web : découvrez les tendances du freelancing et les attentes des freelances digitaux pour 2022.

 

L’essor des freelances face à la pénurie de compétences

Le freelancing comme alternative au salariat

Alors que la demande en compétences digitales explose à travers l'Europe, et plus particulièrement en France, les experts viennent à manquer. Pour y remédier et trouver des talents confirmés, les entreprises n'hésitent plus à proposer des rémunérations très attractives : pour les seules start-up de la tech, les salaires ont ainsi augmenté de 60 % (2). Pour autant, les professionnels du digital sont nombreux à se tourner vers le freelancing, notamment avec le statut d’auto-entrepreneur, en raison de sa flexibilité et du meilleur équilibre vie personnelle-professionnelle qu'il offre. L'étude réalisée par le cabinet BCG pour Malt nous apprend ainsi que :

  • 73 % des salariés du digital en CDI envisagent de changer de poste d'ici 2 à 3 ans ;
  • parmi ceux qui ont déjà franchi le pas, 7 freelances sur 10 souhaitent le rester (1).

 

Auto-entreprise et digital : la combinaison gagnante

Dans ce contexte, le nombre de freelances digitaux ne cesse de progresser. Selon la plateforme Malt, ils sont désormais 3,4 millions en Europe et représentent 25 % de l'ensemble des professionnels du digital en Europe (1). Parmi eux, nombreux optent pour le statut de micro-entrepreneur. Pour preuve, 36 187 auto-entreprises ont été créées dans le secteur de l'information et de la communication en 2021, soit près de 68 % de l'ensemble des créations d'entreprise du secteur (3).

En toute logique, Malt constate que certaines catégories de métiers enregistrent une très forte progression d'inscriptions (+ 27 % en 2021). C'est principalement le cas des métiers (1) :

Plus étonnant, des métiers historiquement salariés se tournent aussi progressivement vers l'indépendance. Malt a ainsi constaté une augmentation des inscriptions de 63 % des fonctions support en 2021. Cela concerne les métiers dédiés (1) :

  • au commerce et au développement de business
  • au management de projet ;
  • aux activités annexes (ressources humaines, finance, juridique, etc.).

 

Des experts qui assument leur choix de carrière

Dans le même temps, la plateforme de mise en relation, notamment pour auto-entrepreneurs, voit débarquer des profils experts. Ainsi, les nouveaux inscrits sur Malt ont déjà accumulé 9 ans d'expérience en France avant de se lancer dans le freelancing.

Preuve des avantages du statut d’auto-entrepreneur et, plus globalement du freelancing, 9 personnes sur 10 ont décidé de de devenir freelance par choix au sein de l’Hexagone. Un choix de carrière que les principaux concernés expliquent par leur envie d’indépendance et de flexibilité. D'ailleurs, 68 % du panel français interrogé ne cherche pas à devenir salarié (1).

 

À quoi ressemble le freelance digital de 2022 ?

À travers son étude menée en collaboration avec le cabinet Boston Consulting Group, Malt dresse le portrait-robot du freelance digital français de 2022 (1).

 

Âge moyen

A déjà été salarié

Tarif journalier moyen

Travail par semaine

Principale difficulté

Taux de satisfaction

37 ans

91 %

554 €

37 heures

Négocier avec les clients

73 %

 

Client et freelance : une relation gagnant-gagnant

Une recherche de compétences spécifiques

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, 86 % des clients de freelances digitaux français sont des TPE et des PME. En cause ? Principalement le besoin de compétences spécialisées, dont les petites et moyennes entreprises ne disposent pas à l'interne. Il faut dire aussi que les indépendants répondent à des attentes spécifiques (1).

  • Un haut niveau d’expertise: les indépendants sont généralement réputés pour leur polyvalence et leur dynamisme, n'hésitant pas à se former. Toujours selon Malt, les freelances du digital passent d'ailleurs 4 heures par semaine à développer leurs compétences, dans l'optique de conserver un haut niveau d'expertise.
  • Une grande disponibilité : alors que le délai pour recruter un professionnel du marketing sur LinkedIn est de 40 jours (4), il ne faut que 6 jours pour embaucher un freelance sur Malt. L'intérêt ? Disposer de compétences rapidement, notamment pour pouvoir absorber des pics d'activité.
  • La culture de la collaboration : bien souvent, les entreprises ont besoin de multiples compétences pour travailler sur un même projet (rédacteur, graphiste, développeur, etc.). Une fois encore, les freelances répondent à ce besoin, notamment car ils sont 68 % à avoir déjà collaboré avec d'autres indépendants en France.

 

Des freelances qui assument leurs exigences

Si les entreprises ont des attentes particulières, c’est aussi le cas des indépendants. En effet, les freelances ont plusieurs exigences pour travailler dans les meilleures conditions. Des exigences qu'ils assument de plus en plus car ils ont désormais conscience de leur valeur aux yeux des clients (1).

  • Un relationnel important : en France, 69 % des indépendants du digital considèrent qu'il est primordial d'entretenir un bon relationnel avec l'équipe du projet pour mener à bien la mission.
  • Le besoin d’un brief clair: au début de la collaboration, les freelances estiment qu'il est vital d'avoir une vision claire de la mission, des objectifs, du planning envisagé et des attentes du client. Ils sont d'ailleurs 50 % à estimer qu'il s'agit du premier facteur de réussite d'un projet.
  • Des valeurs communes : diversité, inclusion, développement durable... autant de valeurs auxquelles les auto-entrepreneurs digitaux et autres freelances accordent une importance de plus en plus grande. L'entreprise doit donc impérativement communiquer sur ces engagements en la matière, d'autant plus que certains indépendants seraient prêts à refuser une mission si les valeurs du client ne sont pas en accord avec les leurs.
  • Des missions intéressantes : si la rémunération est un critère important pour choisir une mission, les indépendants du digital privilégient avant tout l'intérêt du projet avant de s'engager dans une collaboration. A contrario, des process trop rigides constituent l'un des principaux freins à l’entame d’une mission.

À l’aune de ces résultats, vous souhaitez, vous aussi, devenir un freelance digital ? Développer, rédacteur web, community manager ou encore consultant : découvrez tous les métiers de la communication à exercer en auto-entreprise.

 

Sources :

(1) Freelancing en Europe 2022 - Zoom sur la France, l'Espagne et l'Allemagne - Boston Consulting Groupe pour Malt - 2022

(2) Pay for European startup employees jumps nearly 60% amid war for talent - Sifted – 2021

(3) Créations d'entreprises par activité - Données annuelles 2021 - INSEE – 2022

(4) Can you wait 49 days? Why getting hired takes so long in engineering - LinkedIn - 2021

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