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Cumuler auto-entreprise et allocation chômage (ARE) : tout ce qu’il faut savoir

Publié le 23/04/2025
Cumuler auto-entreprise et allocation chômage (ARE) : tout ce qu’il faut savoir

Créer sa micro-entreprise tout en percevant l’allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (ARE), c’est possible — et même encouragé. Mais attention : derrière cette bonne nouvelle se cachent des règles précises et quelques pièges à éviter. En 2025, certaines évolutions viennent renforcer l’importance de bien gérer ce cumul pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Qui peut cumuler auto-entreprise et ARE ?

Toute personne inscrite à France Travail (ex-Pôle emploi), indemnisée au titre de l’ ARE, peut créer une auto-entreprise tout en continuant à percevoir ses allocations chômage, cependant l’ARE ne sera que partiel, ne pouvant pas excéder le montant de votre dernier salaire brut. Ce cumul est possible dès la déclaration d’activité, que vous soyez en début ou en cours d’indemnisation. Il faut cependant ne pas avoir opté pour l' ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) si vous souhaitez maintenir l'ARE. 

À lire aussi : Comment utiliser sa période de chômage pour lancer son activité en auto-entrepreneur ?

Deux options au moment de créer sa micro-entreprise :

keyboard_arrow_rightLe maintien partiel de l’ARE 

  • keyboard_double_arrow_right

    Si vous perceviez l’ARE avant de créer votre auto-entreprise, vous continurez à percevoir une partie de vos allocations chaque mois.

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    Le montant est réduit en fonction de votre chiffre d’affaires, avec un abattement forfaitaire.

  • keyboard_double_arrow_right

    Vous devez déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois à France Travail.

Bon à savoir : Si vous exerciez une activité salariée en plus de votre micro-entreprise mais vous que vous avez perdu votre activité salaérée, vous pouvez cumumer intégramement l’ARE et les revenus issus de votre micro-entreprise.

keyboard_arrow_rightLe versement de l’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise)

Si vous êtes déjà inscrit à France Travail et décidez de créer votre micro-entreprise, vous pouvez demander l’Arce. Pour cela, vous devez remplir les conditions suivantes : 

  • keyboard_double_arrow_right

    Avoir créé ou repris une entreprise en France après la fin de votre contrat de travail

  • keyboard_double_arrow_right

    Bénéficier de l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE)

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    Bénéficier de l’ aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise (Acre), qui vous exonère totalement ou partiellement des charges sociales pendant 1 an

Le montant de l'ARCE est égal à 60 % du capital restant de vos droits à l’ARE, versé en deux fois : un premier versement au lancement de l’activité, et un second six mois plus tard, sous réserve que l’activité soit toujours en cours. Pour percevoir l’ARCE vous devez renoncer à l’ARE. Il est important de comprendre que l’ARCE est un capital d’amorçage, et non un complément de revenu.

edit À noter

Depuis avril 2025, si vous avez opté pour l'ARCE, vous ne pouvez retrouver vos droits ARE qu’après avoir cessé définitivement votre activité indépendante.

 

À lire aussi : 7 sources de financement pour devenir auto-entrepreneur

 

Comment fonctionne le calcul du maintien partiel de l’ARE ?

Chaque mois, votre ARE est ajustée en fonction du chiffre d’affaires déclaré à l’Urssaf, après application d’un abattement forfaitaire selon votre type d'activité :

Type d'activité

Abattement forfaitaire

Vente de marchandises

71%

Prestations de services BIC

50%

Activités libérales BNC

34%

Par exemple, si vous déclarez 1 000 € de chiffre d’affaires pour une activité de prestation de service (abattement 50 %). France Travail retient 500 € comme "revenu". Ce montant est déduit partiellement de votre allocation, selon une formule interne. Le reste de l'ARE vous est versé à la fin du mois.

lightbulb Bon à savoir

Depuis avril 2025, le cumul est plafonné à 60 % du montant mensuel de l'ARE restante (contre 70 % auparavant). Cela limite le montant versé chaque mois si vous avez une activité qui génère des revenus réguliers.

Les erreurs courantes à éviter

Mal géré, le cumul ARE + auto-entreprise peut rapidement tourner au casse-tête, voire coûter cher. Certaines erreurs sont fréquentes et peuvent entraîner des blocages de versement, des trop-perçus, ou une perte de droits. Voici les plus courantes :

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    Oublier de déclarer son chiffre d’affaires à France Travail : cette déclaration est indispensable. Sans elle, le versement de l’ARE est suspendu, et un trop-perçu peut être réclamé plus tard si les montants ont été versés à tort.

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    Dépasser les seuils de CA en pensant que cela n’aura pas d’impact : dépasser les seuils autorisés peut vous faire perdre temporairement vos droits ou vous faire basculer dans un régime fiscal différent, moins favorable.

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    Penser que l’ARE se "gèle" en cas de non-demande : même si vous ne percevez pas l’allocation un mois donné, vos droits s’écoulent quand même. Il faut donc bien anticiper la durée d’indemnisation restante.

  • keyboard_double_arrow_right

    Choisir l’ARCE sans mesurer les conséquences : cette aide peut être tentante, mais elle vous prive définitivement de l’ARE mensuelle. Si votre activité met du temps à décoller, cela peut mettre votre trésorerie en difficulté. Il est recommandé de faire une simulation avec un conseiller de France Travail avant de se décider.

Nouveautés à surveiller en 2025

  • keyboard_double_arrow_right

    Une réforme de l'assurance chômage est attendue à partir de septembre 2025, pouvant modifier certaines conditions (durée d’indemnisation, montant...).

  • keyboard_double_arrow_right

    Les contrôles sont renforcés : France Travail peut demander des justificatifs (factures, déclarations Urssaf, relevés de CA...) pour vérifier la cohérence de vos déclarations.

Conseils pratiques pour bien gérer son cumul

  • keyboard_double_arrow_right

    Tenez à jour un tableau de suivi de vos déclarations Urssaf et Pôle emploi.

  • keyboard_double_arrow_right

    Essayez de lisser votre chiffre d’affaires dans le temps pour éviter de fortes variations d’ARE.

  • keyboard_double_arrow_right

    Conservez tous vos justificatifs (factures, mails clients, extraits Urssaf).

  • keyboard_double_arrow_right

    Utilisez l’espace personnel de France Travail pour simuler vos droits régulièrement.

Questions fréquentes

Qui peut cumuler une auto-entreprise avec l’ARE ?

Toute personne inscrite à France Travail et indemnisée au titre de l’ARE peut créer une auto-entreprise tout en continuant à percevoir ses allocations. Ce cumul est possible dès la déclaration d’activité, que l’on soit en début ou en cours d’indemnisation. En revanche, il ne faut pas avoir choisi l’ARCE si l’on veut maintenir l’ARE.

Quelles sont les deux options possibles quand on crée sa micro-entreprise ?

L’article distingue le maintien partiel de l’ARE et le versement de l’ARCE. Avec le maintien partiel, on continue à recevoir une partie de l’allocation chaque mois, selon le chiffre d’affaires déclaré. Avec l’ARCE, on reçoit un capital en deux fois, mais il faut renoncer à l’ARE.

Comment est calculé le maintien partiel de l’ARE ?

Chaque mois, l’ARE est ajustée selon le chiffre d’affaires déclaré à l’Urssaf, après application d’un abattement forfaitaire. L’abattement est de 71 % pour la vente de marchandises, 50 % pour les prestations de services BIC et 34 % pour les activités libérales BNC. Le reste de l’ARE est ensuite versé à la fin du mois.

Quelles conditions faut-il remplir pour demander l’ARCE ?

Il faut avoir créé ou repris une entreprise en France après la fin de son contrat de travail. Il faut aussi bénéficier de l’ARE et de l’Acre. L’ARCE correspond à 60 % du capital restant des droits à l’ARE, versé en deux fois.

Que change la règle d’avril 2025 pour l’ARCE et le cumul ARE ?

Depuis avril 2025, si vous avez opté pour l’ARCE, vous ne pouvez retrouver vos droits ARE qu’après avoir cessé définitivement votre activité indépendante. L’article indique aussi que le cumul est désormais plafonné à 60 % du montant mensuel de l’ARE restante, contre 70 % auparavant. Ces évolutions renforcent l’importance de bien anticiper son choix.

Quelles erreurs faut-il éviter quand on cumule ARE et auto-entreprise ?

Il ne faut pas oublier de déclarer son chiffre d’affaires à France Travail, sinon le versement de l’ARE peut être suspendu et un trop-perçu peut être réclamé. Il faut aussi éviter de penser que l’ARE se met en pause si on ne la touche pas un mois, car les droits continuent de s’écouler. Enfin, choisir l’ARCE sans mesurer ses conséquences peut fragiliser la trésorerie si l’activité démarre lentement.
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