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Le plâtrier auto-entrepreneur

Le plâtrier auto-entrepreneur


Vous souhaitez devenir plâtrier en auto-entrepreneur ? Bonne nouvelle : ce statut est parfaitement adapté à l’exercice de ce métier. Avant de vous lancer, il est cependant important de connaître plusieurs choses sur l’auto-entreprise de plâtrerie. Obligations légales, assurances obligatoires, plafond de chiffre d’affaires, taux de cotisations sociales… découvrez tout ce qu’il faut savoir à travers notre fiche métier.

 

Être plâtrier et auto-entrepreneur : l’essentiel à retenir

Avant de créer une auto-entreprise de plâtrerie, plusieurs informations essentielles sont à connaître.

  • Votre Centre de formalités des entreprises (CFE) : la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA).
  • Votre plafond de chiffre d'affaires : 176 200 € au total, à l’intérieur duquel la main-d’œuvre ne doit pas dépasser 72 500 €.
  • Votre taux de cotisations sociales : 12,8 % pour la revente de fournitures et 22 % pour la main-d’œuvre.
  • Votre catégorie d'imposition : bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
  • Votre code APE : 31Z - Travaux de plâtrerie.
  • Votre rémunération : 1 800 €/mois en moyenne.

 

La profession de plâtrier indépendant

Le rôle du plâtrier est avant tout d'assurer la préparation des murs et des plafonds. Cet artisan spécialisé intervient essentiellement en second œuvre, une fois la menuiserie et la maçonnerie terminées. Au quotidien, son travail l’amènera notamment à réaliser :

  • la pose d'enduits sur les surfaces (mur, plafond et sol) afin d'obtenir un résultat lisse, facilitant le travail du peintre ;
  • la construction de cloisons à l'aide de matériaux prêts à poser, comme des plaques de plâtre, des briques et de l'aggloméré (il sera alors appelé plâtrier-plaquiste) ;
  • l'isolation des séparatifs en posant divers matériaux d'isolation ;
  • la décoration des surfaces, notamment en créant des moulures ou des éléments décoratifs dans le mur.

 

Les compétences d’un plâtrier en auto-entrepreneur

Pour devenir auto-entrepreneur plâtrier, il est indispensable d’avoir certaines qualités bien spécifiques.

  • Des connaissances techniques : le plâtrier indépendant doit avant tout connaître les règles de la construction, ainsi que les caractéristiques des matériaux utilisés (durabilité, résistance, isolation, etc.). Intervenant généralement en même temps que le plombier et l'électricien, il est également préférable qu'il ait des bases dans ces deux disciplines.
  • La disponibilité : en plus de devoir faire preuve de rigueur, cet artisan du BTP doit être en mesure de travailler rapidement afin de respecter des délais de chantier parfois courts. C'est d'autant plus vrai qu'il faudra respecter les temps de séchage des enduits. Cela pourra d'ailleurs l'amener à travailler le week-end ou en soirée si nécessaire.
  • L’adaptabilité : le plâtrier en auto-entreprise va bien souvent collaborer avec d’autres artisans sur un chantier. Il doit donc savoir être à l’écoute et avoir un bon sens du collectif. Sans oublier qu’il est susceptible de travailler auprès de professionnels comme de particuliers, nécessitant une grande polyvalence.
  • Une bonne condition physique : en plus d’évoluer dans un univers parfois bruyant et poussiéreux, cet artisan porte des charges lourdes et travaille dans des positions inconfortables. Il doit donc être en forme afin de supporter ces conditions de travail.

 

L’expérience d’un plâtrier en auto-entreprise

Pour pouvoir créer son auto-entreprise de plâtrerie, l'artisan du bâtiment doit obligatoirement pouvoir justifier des qualifications nécessaires à l'exercice du métier. Pour cela, il dispose de deux solutions :

  • disposer d'un diplôme de plâtrerie au moins égal au niveau CAP ou BEP ;
  • justifier d'une expérience professionnelle de plâtrier d'au moins 3 ans.

Pour exercer ce métier en auto-entrepreneur, le mieux reste encore de suivre l'une des formations courantes de la profession : le CAP métiers du plâtre et de l'isolation ou le CAP staffeur ornemaniste (uniquement pour la décoration). Vous pouvez également obtenir d’autres diplômes pour développer vos compétences ou vous spécialiser. Vous avez notamment le choix entre :

  • le Bac Pro aménagement-finition ;
  • le Brevet Professionnel métiers du plâtre et de l'isolation ;
  • le BTS finition-aménagement ;
  • ou encore le BMA Volumes : staff et matériaux associés.

 

Les obligations du plâtrier auto-entrepreneur

Respecter les conditions d’exercice

Le métier de plâtrier indépendant étant réglementé, vous devez obligatoirement respecter un certain nombre de conditions d’exercice.

  • L’autorisation d’exercer : pour devenir plâtrier en auto-entreprise, vous devez réaliser une déclaration sur l’honneur qui stipule que vous n’avez jamais fait l’objet d’une condamnation vous empêchant de diriger une entreprise.
  • La carte d’ambulant : à partir du moment où vous ne travaillez pas uniquement au sein de la commune où est domiciliée votre activité, vous êtes considéré comme un auto-entrepreneur artisan ambulant. Vous devez donc obtenir une carte d’artisan ambulant auprès de votre CFE (Centre de formalités des entreprises).
  • L’habilitation électrique : si vous êtes amené à intervenir sur des installations électriques, vous devez obtenir une habilitation dédiée pour les travaux hors tension (B0, B1, etc.) ou sous tension (BN, BR, etc.).
  • Les qualifications additionnelles : votre métier peut également vous amener à utiliser des équipements spécifiques, comme une plateforme élévatrice, un chariot élévateur ou des échafaudages roulants par exemple. Dans ce cas, vous devez obtenir une habilitation dédiée pour chaque équipement (CACES).

 

Disposer d’une assurance

Il existe un grand nombre d’assurances pour auto-entrepreneur, dont certaines sont obligatoires. Le plâtrier indépendant n’y échappe pas car il aura besoin de souscrire deux contrats différents.

  • La RC Pro : l’assurance de responsabilité civile professionnelle est obligatoire pour tous les artisans du BTP. Elle intervient en cas de dommages matériels ou physiques que vous pourriez causer à un tiers dans le cadre de votre activité.
  • La garantie décennale : obligatoire si vous intervenez sur des éléments de gros œuvre, ce contrat entre en jeu en cas de dommage impactant la solidité ou l’usage d’un ouvrage et intervenant dans les 10 ans qui suivent la fin du chantier.

 

Suivre les règles de l’auto-entreprise

Pour devenir plâtrier auto-entrepreneur, il est également important de se plier aux différentes règles du régime. Si celles-ci sont relativement simplifiées, il convient néanmoins de les connaître.

  • L’inscription en ligne : la création de l’auto-entreprise de plâtrerie se fait obligatoirement en ligne. Il est notamment possible d’utiliser les sites Auto-Entrepreneur de l’URSSAF ou Guichet Entreprises.
  • L’immatriculation : une fois votre activité créée, vous disposez d’un mois pour vous immatriculer au RM (Répertoire des métiers). Si vous revendez des fournitures aux clients, vous devez aussi vous enregistrer au RCS (Registre du commerce et des sociétés).
  • Le respect des plafonds : le plafond de chiffre d’affaires d’un auto-entrepreneur artisan est de 176 200 € au total. Toutefois, les revenus tirés de l’activité de main-d’œuvre ne doivent pas dépasser 72 500 €, les deux seuils n’étant pas cumulables.
  • Le paiement des charges : le chiffre d’affaires que vous déclarez correspond aux sommes encaissées, et non aux sommes facturées, ni même à votre bénéfice. Vous serez imposé à 12,8 % pour les revenus tirés de la revente de fournitures et à 22 % pour la main-d’œuvre.
  • L’information des clients : si le plâtrier auto-entrepreneur travaille auprès de particuliers, il doit communiquer plusieurs informations (son taux horaire, ses prix TTC, le montant de ses frais de déplacement, etc.). Il doit également réaliser un devis pour toute prestation de plus de 150 € ou si le client en fait la demande. N’oubliez pas non plus que vous avez l’obligation d’éditer une facture après chaque chantier.
  • Les autres obligations : en plus de tenir à jour un registre des achats et un livre des recettes, l’artisan doit ouvrir un compte bancaire dédié à son auto-entreprise (uniquement si son chiffre d’affaires est supérieur à 10 000 € pendant 2 années consécutives).

 

Nos conseils pour devenir plâtrier en auto-entreprise

Pour mettre toutes les chances de votre côté lors de la création de votre auto-entreprise de plâtrerie, il est important d’adopter certains réflexes. Nous vous conseillons d’ailleurs tout particulièrement :

  • de suivre le Stage de préparation à l’installation (SPI), désormais facultatif, afin d’apprendre les bases de l’entrepreneuriat ;
  • de sélectionner vos fournisseurs afin d'être approvisionné en matière première ;
  • de définir votre tarif horaire à partir de différents critères : vos coûts de revient, les prix de la concurrence, la rémunération envisagée, etc. ;
  • de continuer à vous former afin d'élargir vos compétences (pose de petits équipements, installation de bâtiments modulaires, réalisation de décoration, etc.) ;
  • de démarcher les professionnels afin de nouer des partenariats avec d’autres artisans et de vous faire connaître des constructeurs ;
  • de choisir si vous revendez vos fournitures aux clients ou si vous appliquez des frais de débours ;
  • de faire connaître votre activité, notamment grâce à de l’affichage, le marquage de votre véhicule ou encore la création d’un site Internet d’auto-entrepreneur.

 

Connaissez-vous le site Espace Auto-Entrepreneur ? En vous inscrivant, vous profitez de nombreux outils pour simplifier la création et la gestion de votre auto-entreprise de plâtrerie : formulaire d’adhésion simple, logiciel de comptabilité, éditeur de factures et de devis, etc.

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