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L’assistant social auto-entrepreneur

L’assistant social auto-entrepreneur


Vous êtes assistant social et vous réfléchissez à vous lancer en indépendant ? Peut-être ferez-vous partie des 100 000 professionnels qui devraient exercer en libéral d’ici 2030. En général, l’assistant de service social est salarié, et doit suivre des directives imposées. Les candidats à l’entrepreneuriat dans cette branche sont de plus en plus nombreux. La raison principale : pouvoir mener leurs missions en étant tourné davantage vers l’humain, et évoluer dans un contexte plus novateur. Si c’est votre cas, mais que vous hésitez à franchir le pas, la micro-entreprise est faite pour vous. Simple et légère à gérer, elle vous permettra de commencer avec la liberté d’action que vous espérez. Consultez notre fiche métier pour vous guider sereinement vers votre objectif.

Le métier d’assistant social en indépendant

L’assistant social guide les adultes, enfants ou familles dans l’exercice de leurs droits. Il intervient essentiellement auprès de publics fragiles : handicap, difficultés d’insertion ou économiques, ou de comportements. Il les accompagne pour leurs demandes d’aides ou apporte son soutien en les écoutant et en les conseillant. Il est soumis au secret professionnel. De plus, il doit s’enregistrer auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS) au répertoire ADELI pour exercer. Cela concerne également d’autres professions, comme l’aide-soignant. Cette inscription se fait avec le formulaire Cerfa n° 12268*02.

Il existe de nombreuses professions en lien avec le service social :

  • éducateur spécialisé ou technique ;
  • médiateur familial ;
  • moniteur éducateur ;
  • technicien de l’intervention sociale et familiale.

Généralement, le professionnel intervient dans des organismes publics comme les centres médico-sociaux, les unités de soins longue durée, les maisons de retraite, les associations, la fonction publique. Il travaille en collaboration avec des services administratifs, médicaux ou de justice. En libéral, le professionnel peut aussi intervenir pour les particuliers, comme les aidants, ou les services de mandataires de justice et les EHPAD.

L’assistant social connaît parfaitement le fonctionnement de l’administration.

Les missions exercées par l’assistant(e) social(e) sont nombreuses et variées :

  • médiation entre les familles, organismes, services publics ;
  • ouverture des droits familiaux et individuels ;
  • organisation des relations des enfants avec sa famille ;
  • appui et soutien auprès d’autres professionnels du domaine social, éducatif ou médical ;
  • rédaction de rapports ;
  • prise en charge des mesures de protection (tutelle, sauvegarde de justice) ;
  • suivi des actions réalisées ;
  • veille et formation continue ;
  • orientation et information ;
  • soutien psychologique ;
  • accompagnement (mise en place de plans d’action, suivi, évaluation).

Il est possible de se spécialiser : personnes âgées, violences conjugales, personnes handicapées, enfance…

L’ANAS (Association nationale des assistants de service social) œuvre pour la réglementation et la promotion de la profession. Elle met régulièrement à jour une liste des centres de formation pour passer le DEASS.

L’accompagnement des étudiants au diplôme d’État est une prestation que l’assistant social indépendant peut proposer pour compléter son offre. Il peut aussi offrir des prestations de coach de vie familiale et professionnelle, d’éducateur spécialisé…

Le profil de l’assistant social

La formation pour devenir assistant social

Comme pour devenir ergothérapeute, il est obligatoire d’obtenir un diplôme spécifique d’État. La formation requise est sanctionnée par un diplôme d’assistant de service social, ou DEASS. Il prépare à la profession en trois années. Il n’existe pas d’autre diplôme permettant d’être assistant social. Il est cependant possible de suivre des préparations à ce concours. En présentiel ou à distance, ces formations vous permettent de passer le concours dans l’une des écoles du Ministère du Travail de votre choix.

Les qualités pour devenir assistant social

Ce métier porté sur le domaine social, requiert des qualités humaines relationnelles pour réussir, telles que :

  • un bon relationnel : cela signifie notamment d’être à l’écoute, de faire preuve de compréhension, d’empathie, de savoir prendre le temps ;
  • une gestion stricte des émotions : les situations peuvent en effet être très difficiles, et l’assistant en service social a besoin d’éviter le stress psychologique de la charge de travail pour mener à bien ses missions ;
  • de la discrétion, car il est soumis au secret professionnel ;
  • avoir une bonne maîtrise des techniques d’entretien.

Démarches pour exercer en tant qu’assistant social en indépendant

Les règles pour la micro-entreprise de l’assistant social

Vous vous lancez en libéral, la micro-entreprise est un statut adapté. Si la gestion en est simplifiée, vous aurez cependant à respecter certaines règles pour le quotidien de votre entreprise. Voici les informations pour savoir ce qu’implique ce statut.

  • vous allez effectuer votre déclaration en ligne. Ceci vous permettra de recevoir votre numéro SIRET. Et si vous devez facturer avant de l’obtenir, précisez « en cours d’immatriculation » dans la facture ;
  • respect d’un seuil de chiffre d’affaires de 72 600 euros pour une profession libérale. Ce plafond est considéré comme dépassé seulement si vous allez au-delà pendant deux années de suite. Donc si vous atteignez plus de 72 600 euros pendant une année, puis que vous rentrez dans la limite impartie l’année suivante, vous restez en micro-entreprise. Mais si vous dépassez la limite durant deux ans, vous devrez sortir du statut simplifié ;
  • vous êtes non redevable de la TVA, tant que vous respectez la limite de tolérance entre 34 400 euros et 36 500 euros. Au-delà, vous devrez facturer la TVA à vos clients ;
  • prévoyez de payer la cotisation foncière des entreprises (CFE) après la première année d’activité. De plus, vous devez faire votre première déclaration dès cette première année ;
  • pour le calcul de vos impôts en BNC (bénéfice non commercial), vous bénéficiez d’un abattement à hauteur de 34 % de votre chiffre d’affaires déclaré ;
  • si vous facturez à des particuliers, n’oubliez pas de souscrire à un service de médiation de la consommation. Le service retenu devra être mentionné dans vos devis, contrats, et CGV ;
  • la transmission de votre chiffre d’affaires se fait mensuellement ou tous les trimestres à l’URSSAF. Vous déclarez en prestations de services BNC, le chiffre hors taxes et encaissé. Sachez que vous pouvez changer la périodicité si besoin (avant le 31 janvier de l’année) ;
  • vous cotisez à hauteur de 0,20 % au titre de la formation professionnelle ;
  • vous devrez régler des charges sociales à hauteur de 22 % du chiffre d’affaires ;
  • votre imposition peut se faire avec le versement libératoire, qui permet de payer les impôts à un taux de 2,2 %. Cette option s’applique en fonction d’un revenu fiscal de référence, vérifiez bien chaque année que vous remplissez les conditions. Si vous n’optez pas pour le prélèvement libératoire, vous serez à l’impôt sur le revenu dans la catégorie BNC (bénéfices non commerciaux) ;
  • vous avez peut-être droit à la prime d’activité (à condition de ne pas dépasser un montant de chiffre d’affaires) ;
  • vous devrez ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité à partir du moment où vous réalisez plus de 10 000 euros de chiffres d’affaires pendant deux années ;
  • la tenue de vos comptes s’effectue grâce à un livre de recettes. Il comprend la date d’encaissement, le montant encaissé, l’identité du client, le numéro de la facture correspondante, ainsi que le mode de règlement (chèques, espèces, CB ..). Attention, il ne faut pas pouvoir faire de modifications, et il se conserve dix ans à compter de la dernière entrée.

Vous avez des questions, besoin d’approfondir certains points ? Contactez les équipes Espace-autoentrepreneur.com, nous vous accompagnons de l’immatriculation à la radiation de votre statut.

 Bon à savoir : Si vous créez votre statut en cours d’année, le calcul du seuil de 72 600 euros sera proratisé en fonction du nombre de jours entre la date de création et le 31 décembre de l’année en cours.

Les assurances pour être assistante sociale

Des assurances sur mesure existent pour les professionnels du secteur social. Ils rencontrent en effet des publics fragiles, qui sont susceptibles de les mettre en danger. C’est ainsi que l’association interprofessionnelle des acteurs du soin et du social, l’AIAS, est partenaire d’organismes proposant des assurances spécifiques, négociées spécialement pour les salariés et les indépendants.

Si vous souscrivez une assurance responsabilité civile par ce biais, vous bénéficierez par exemple d’une franchise intégralement prise en charge par l’association, ainsi que d’un tarif négocié.

La protection juridique, qui vous couvre en cas de procédure judiciaire à votre encontre, fait partie des assurances proposées.

Vous disposez aussi d’une assistance psychologique en cas de besoin.

Nos conseils pour devenir assistant social

L’assistant social travaille en général d’abord dans les institutions, avant de se lancer en indépendant. C’est à ce moment qu’il doit affronter la recherche de clients. Et pour y parvenir, la définition précise de son offre, ainsi que de sa cible est indispensable. Ensuite, il pourra passer à l’étape de prospection, avec par exemple :

  • créer un site Internet pour se faire connaître comme indépendant auprès des aidants familiaux (exemple pour les prestations d’accompagnement de personnes âgées) ;
  • être actif sur les réseaux sociaux ;
  • démarcher directement les entreprises, privées et publiques, les centres hospitaliers ou médicaux ;
  • créer et remplir une fiche Google Business Profile, pour toucher des prospects sur votre secteur, pour vos prestations avec déplacement ;
  • proposer des services complémentaires comme écriture, écoute à distance ;
  • se faire connaître auprès des mandataires judiciaires ;
  • recenser et contacter les mutuelles qui prennent en charge l’accompagnement d’une personne professionnelle en service social ;
  • faire partie d’un réseau spécialisé (comme Humacitia ou ARTSI par exemple).

Ensuite, le bouche-à-oreille viendra compléter votre processus de prospection au fur et à mesure.

L’assistant social en bref

Voici les informations qui vont vous faire gagner du temps pour vous inscrire comme assistant(e) social indépendant(e) et démarrer votre activité professionnelle :

  • le statut de la micro-entreprise est adapté à votre activité. Il est simplifié et facile à gérer ;
  • après votre immatriculation, vous recevez un numéro SIRET et vous pourrez commencer à facturer ;
  • le code APE qui pourra vous être attribué est le 8899 B Action Sociale sans hébergement ;
  • vous avez des plafonds à respecter, pour votre chiffre d’affaires (72 600 euros), mais aussi pour rester en franchise de TVA (34 400 euros) ;
  • vous paierez des charges sociales obligatoires, à hauteur de 22 % de votre chiffre d’affaires. Vous voulez estimer le montant de vos cotisations ? Espace-autoentrepreneur.com vous propose ses calculateurs en ligne ;
  • vos revenus de l’activité sont imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) ;
  • votre centre de formalités des entreprises (CFE) compétent est l’URSSAF ;
  • en tant qu’indépendant, vous aurez à effectuer vous-même la prospection de vos futurs clients.

Vous êtes prêt à travailler enfin comme vous l’entendez ? Alors, confiez-nous vos questions sur la création et la gestion quotidienne de votre auto-entreprise et concentrez-vous sur votre activité. Sur Espace-autoentrepreneur, vous avez la possibilité de trouver un grand nombre d’informations sur le fonctionnement de votre statut. 

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