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Le charpentier auto-entrepreneur

Le charpentier auto-entrepreneur


Le statut d’auto-entrepreneur offre de nombreux avantages à l’exercice du métier de charpentier. Avant de créer votre auto-entreprise de charpenterie, vous devez toutefois avoir plusieurs éléments en tête : les formalités d’inscription, les plafonds de chiffre d’affaires, les assurances obligatoires, le montant de vos cotisations ou encore les qualifications requises. On fait le point pour vous aider à devenir charpentier auto-entrepreneur.

 

Être charpentier en auto-entreprise : l’essentiel à retenir

Avant de devenir charpentier auto-entrepreneur, retrouvez les principales informations encadrant ce métier.

  • Votre Centre de formalités des entreprises (CFE) : la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA).
  • Votre plafond de chiffre d'affaires : 176 200 € au total, au sein duquel les revenus tirés de la main-d’œuvre ne doivent pas dépasser 72 500 €.
  • Votre taux de cotisations sociales : 12,8 % pour la revente de fournitures et 22 % pour l’activité de service.
  • Votre catégorie d'imposition : BIC (bénéfices industriels et commerciaux).
  • Votre code APE : 91A - Travaux de charpente .
  • Votre rémunération : à partir de 1 500 €/mois.

 

Le métier de charpentier indépendant

Le charpentier a pour mission de façonner et d’installer les éléments qui formeront l'ossature d'un bâtiment, servant ensuite à l'installation de menuiseries et de couvertures. Pouvant travailler sur des charpentes en bois comme en métal – selon sa spécialisation -, cet artisan du BTP pourra avoir plusieurs missions au quotidien :

  • grâce aux plans fournis par l'architecte, il va réaliser le tracé des éléments nécessaires à l'ouvrage ;
  • il effectue la découpe des différents éléments à l'aide principalement de machines, en assure le transport jusqu'au chantier et le levage ;
  • il assemble ensuite les pièces élaborées, avant de les fixer ;
  • il peut intervenir sur des maisons individuelles, des immeubles, des bâtiments industriels et divers autres ouvrages (ponts, pylônes, planchers, lucarnes, etc.).

 

Les compétences d’un charpentier auto-entrepreneur

Vous souhaitez créer une auto-entreprise de charpenterie ? Avant de vous lancer, pensez à vérifier que vous disposez des compétences indispensables à l’exercice de ce métier.

  • Des connaissances techniques : en plus de maîtriser les règles de la construction, le charpentier indépendant doit être à l'aise avec le dessin industriel et la géométrie de l'espace, notamment pour être en mesure d'interpréter les plans de l'architecte. Cet artisan doit également savoir utiliser certains logiciels informatiques, comme ceux de conception assistée par ordinateur, et connaître les particularités physiques des matériaux (résistance, isolation, durabilité, etc.).
  • Des qualités physiques : en plus de devoir porter régulièrement des charges lourdes, il est amené à évoluer dans un environnement bruyant. Il ne doit pas être sensible au vertige, dans la mesure où il travaille en hauteur et dans des positions inconfortables. D'où l'importance de disposer d'une bonne condition physique.
  • La rigueur : la création et l'installation d'une charpente font partie des travaux les plus à risque du BTP. En plus d'assurer sa propre sécurité, l'artisan doit veiller à celle des autres et à la durabilité de l'ouvrage pour éviter tout accident. Il doit donc faire preuve de minutie et de rigueur pour assurer un travail de qualité.
  • Le relationnel : le charpentier auto-entrepreneur intervient rarement seul sur un chantier. Il doit donc savoir travailler en équipe afin de se concerter avec les autres artisans. Son bon relationnel lui permettra aussi de traiter aussi bien avec des professionnels (maître d’œuvre, architecte, promoteur, etc.) qu’avec des clients particuliers.

 

Les qualifications d’un charpentier en auto-entreprise

Le métier de charpentier auto-entrepreneur est réglementé. Conséquences ? Vous devez obligatoirement justifier de qualifications professionnelles pour pouvoir créer votre activité.

Pour cela, la solution la plus courante consiste à disposer d'un diplôme reconnu par l'État, les plus courants étant le CAP charpentier bois et le CAP constructeur bois. À l'issue de cette formation, vous pouvez néanmoins obtenir d'autres diplômes afin de développer vos compétences. Parmi eux, on peut notamment citer :

  • le Brevet Professionnel charpentier ;
  • le Bac Pro technicien constructeur bois ;
  • le Bac Pro intervention sur le patrimoine bâti (option charpente) ;
  • le BTS systèmes constructifs bois et habitat ;
  • ou encore la Licence Pro bâtiment et construction.

Vous ne disposez pas d’un tel diplôme ? Avant de créer votre auto-entreprise de charpenterie, vous devrez obtenir une attestation de qualification professionnelle auprès de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Elle est délivrée sous certaines conditions, dont l’obligation d’avoir une expérience professionnelle de charpenterie d’au moins 3 ans (en tant que salarié par exemple).

 

Les obligations de l’auto-entrepreneur en charpenterie

Les formalités d’exercice

Au-delà de ses qualifications professionnelles, le charpentier en auto-entreprise doit respecter un certain nombre de règles, propres à l’artisanat du BTP, afin de pouvoir exercer.

  • La non condamnation : lors de son inscription au régime de l’auto-entreprise, le charpentier doit remplir une déclaration sur l’honneur attestant qu’il n’a jamais fait l’objet d’une condamnation l’interdisant de gérer une entreprise.
  • Les habilitations professionnelles : dans le cadre de votre activité, vous pouvez être amené à intervenir sur des installations électriques, à utiliser une plateforme élévatrice ou même à installer des échafaudages roulants par exemple. Dans ce cas, vous aurez besoin d’un habilitation spécifique pour chacune de ces compétences.
  • La carte d’artisan : vous ne travaillez pas uniquement au sein de la commune de domiciliation de votre auto-entreprise? Dans ce cas, vous devez obligatoirement faire une demande de carte d’artisan ambulant auprès de votre CFE (Centre de formalités des entreprises).

 

L’obligation d’assurance charpentier

Vous le savez certainement : il existe de nombreuses activités autorisées en entreprise. Parmi elles, un grand nombre ont l’obligation de souscrire des assurances spécifiques, dont la charpenterie.

  • La RC Pro : aussi appelée assurance de responsabilité civile professionnelle, cette garantie est obligatoire pour tous les artisans du BTP. Elle intervient si, dans le cadre de votre activité, vous causez involontairement des dommages matériels ou physiques à un tiers.
  • L’assurance décennale : bien qu’elle ne soit pas forcément obligatoire pour les menus travaux de charpenterie, il est recommandé d’en souscrire une afin d’être mieux protégé. La garantie décennale du charpentier couvre les dommages affectant la solidité et l’usage d’un ouvrage, et ce, dans les 10 années qui suivent la fin d’un chantier.
  • L’assurance auto pro : dans la mesure où vous utilisez un véhicule pour votre activité, vous avez l’obligation de l’assurer avec un contrat automobile pour professionnel.

 

La réglementation de l’auto-entreprise

Comme tout auto-entrepreneur, le charpentier doit se plier aux règles qui encadrent le régime. Retrouvez un bref récapitulatif des règles de création et de fonctionnement de l'auto-entreprise.

  • S’inscrire en ligne : vous devez obligatoirement déclarer la création de votre activité en ligne, notamment sur le site Auto-Entrepreneur de l’URSSAF ou sur Guichet Entreprises. À cette occasion, un certain nombre de documents justificatifs vous seront demandés.
  • S’immatriculer : dans le mois qui suit la création de votre auto-entreprise de charpenterie, vous devez vous enregistrer au RM (Répertoire des métiers). Vous vendez des fournitures à vos clients ? Dans ce cas, vous devez aussi vous enregistrer au RCS (Registre du commerce et des sociétés).
  • Suivre son chiffre d’affaires : le plafond de chiffre d’affaires d’un auto-entrepreneur artisan réalisant de la revente de fournitures et une activité de services est de 176 200 €. Toutefois, les revenus tirés de la main-d’œuvre doivent rester inférieurs à 72 500 €, ces deux montants n’étant pas cumulables.
  • Payer ses cotisations : lors de votre inscription, vous choisissez si vous préférez déclarer votre chiffre d’affaires (à savoir les sommes encaissées) mensuellement ou trimestriellement. Vous vous acquitterez au même moment de vos charges sociales qui correspondent à 22 % du chiffre d’affaires pour la main-d’œuvre et à 12,8 % pour la revente de fournitures.
  • Informer les clients : si vous travaillez avec des particuliers, vous avez le devoir de les informer clairement de vos prix, en communiquant notamment certaines informations spécifiques (taux horaire, prix TTC, frais de déplacement, etc.). Vous devez également réaliser un devis pour toute prestation de plus de 150 €.
  • Se conformer aux obligations comptables : en plus de tenir un registre des achats et un livre des recettes (au format papier ou numérique), vous avez l’obligation de disposer d’un compte bancaire dédié à votre auto-entreprise (uniquement si votre chiffre d’affaires est supérieur à 10 000 € pendant 2 années consécutives).

 

Nos conseils pour devenir charpentier auto-entrepreneur

Au-delà de ces différentes obligations réglementaires et fiscales, le charpentier auto-entrepreneur se doit de respecter plusieurs règles lors de la création de son activité. Pour faciliter la réussite de votre aventure entrepreneuriale, il est recommandé de :

  • suivre le Stage de préparation à l’installation (SPI) qui, bien que facultatif, permet de découvrir les bases de l’auto-entreprise ;
  • fixer votre tarif horaire en fonction de vos charges, de vos coûts de revient, de votre expérience et des prix pratiqués par vos concurrents ;
  • choisir le mode de facturation des fournitures: avec des frais de débours ou en les revendant aux clients ;
  • continuer à vous former afin de développer vos compétences et de découvrir de nouvelles tendances de construction ;
  • démarcher les professionnels pour nouer des partenariats avec d’autres artisans et vous faire connaître des architectes et des promoteurs ;
  • communiquer sur votre auto-entreprise de charpenterie grâce à des supports physiques (marquage du véhicule, cartes de visite) et numériques (site Internet, annuaire professionnel, etc.).

 

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