L’impact du Covid-19 sur les auto-entrepreneurs digitaux

19/07/2020   Les actualités du statut  

Habitués au travail à distance et aux outils digitaux, les auto-entrepreneurs du numérique semblent n’avoir que peu pâti du confinement et de la crise sanitaire. Contrairement aux artisans et aux commerçants, les développeurs, designers, graphistes et autres rédacteurs freelances ont plutôt bien vécu la période Covid-19. Mieux encore, ils semblent avoir renforcé leur importance et leur expertise auprès des entreprises, elles qui ont dû faire face au chômage partiel de leurs salariés. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée par la plateforme Malt et dont vous nous invitons à découvrir les enseignements.

 

Une étude bienvenue sur les auto-entrepreneurs du numérique

Comme chaque année, la plateforme de freelances Malt réalise une grande enquête sur la situation de sa communauté (1). Baptisée « Digital freelancers in Europe » et menée en partenariat avec le cabinet BCG, elle nous intéresse tout particulièrement car la plateforme de freelancing accueille une grande majorité d'auto-entrepreneurs : ils représentaient 68 % de la communauté en 2019. Gardons cependant à l’esprit que les freelances évoluent essentiellement dans le numérique. Ils sont principalement développeurs web (à 24,7 %), graphistes et designers (à 21,5 %), rédacteurs et traducteurs (à 13,1 %), chefs de projets (à 5,8 %) (2), mais aussi community managers, motion designers ou encore data-scientists. De fait, les résultats de l’étude que nous mettons ici en avant ne tiennent pas compte de la situation spécifique des artisans et commerçants, absents de la plateforme Malt.

Crise sanitaire oblige, les résultats de l'enquête - réalisée à partir du déconfinement - tournent principalement autour de l'impact du Covid-19 sur les freelances et auto-entrepreneurs du numérique. Mais ils démontrent également que ces derniers étaient préparés à la période difficile que nous avons vécue et, par conséquent, qu’ils ont ont su se rendre d'autant plus indispensables pour les entreprises.

 

Une crise ayant peu impacté les auto-entrepreneurs digitaux

Alors que l'on compte désormais un peu plus d'un million de freelances en France en 2020, leur nombre a augmenté de 92 % en l'espace de 10 ans. Majoritairement des hommes (à 55 %) d'âge moyen (37 ans), ils évoluent principalement dans l'univers de la communication et de l'informatique : 81 % d'entre eux appartiennent au design, à la communication, au marketing, à la tech ou à la data (1).

Comme la plupart des indépendants, les freelances ont été touchés par la crise du Covid-19. Pour preuve, 55 % des professionnels de la tech et 74 % des professionnels de la communication et du marketing ont vu au moins une de leurs missions être annulées en raison de l’épidémie. Contrairement à la plupart des commerçants et des artisans auto-entrepreneurs, pour lesquels un plan de relance est actuellement mis en œuvre, les indépendants digitaux ont globalement bien vécu la période de confinement et ses conséquences sur l'activité. Plusieurs chiffres l’illustrent d’ailleurs parfaitement :

  • 78 % des freelances ont bien ou très bien vécu le confinement ;
  • 7 freelances sur 10 n'ont pas vu de changement sur leur productivité ;
  • 70 % des freelances estiment que la communication avec leurs clients s'est bien déroulée ;
  • et, plus important encore, 84 % des freelances ne souhaitent pas revenir au salariat (1).

 

Des auto-entrepreneurs du numérique toujours plus plébiscités

Si les auto-entrepreneurs du numérique ont plutôt bien vécu la période de confinement, c'est pour une raison principale : flexibles et utilisateurs d'outils digitaux, le télétravail forcé n'a que très peu bouleversé leurs habitudes. Toujours selon la même enquête, ils passaient déjà en moyenne près de 60 % de leur temps de travail à leur domicile, contre seulement 28 % chez leurs clients (1).

Mais, peut-être plus important encore, les freelances ont démontré leurs avantages durant la crise, notamment par rapport aux salariés. Pour preuve, ils sont 73 % à déclarer utiliser des méthodes de travail agiles, consistant à produire et délivrer un résultat le plus rapidement possible. Comment ? Principalement en modulant leurs horaires de travail, le soir et le week-end par exemple. Une vraie plus-value pour les entreprises, dont les délais de production sont toujours plus courts (1).

Le confinement a eu une autre conséquence : il a prouvé aux employeurs qu'ils avaient besoin de l'expertise des auto-entrepreneurs digitaux. Symbole de ce haut niveau de compétences, les indépendants du numérique consacrent plus de 4 heures par semaine à se former, soit environ 10 % de leur temps de travail hebdomadaire. Pour cela, ils se renseignent sur les évolutions de leur métier (livres, articles, vidéos, etc.), ils suivent des cours de e-learning et participent à des conférences et autres rencontres professionnelles. À la fois experts et très demandés pour leurs compétences, on comprend mieux pourquoi les auto-entrepreneurs du numérique ne semblent pas prêts à abandonner la flexibilité de leur situation.

Sources :
(1) Digital Freelancers in Europe - BCG pour Malt - 2020
(2) Le freelancing en France - Malt - 2019

Vous avez besoin d'aide ?
Contactez nos spécialistes

08 90 40 00 50
Du Lundi au Vendredi de 9h à 18h
Un jeu d'enfant

Satisfaite, se mettre à son compte devient un jeu d'enfant

Jeanne Giron
* * * * *
Écoute du client

Prise en charge rapide et toujours à l'écoute du client ! Je recommande a tous jeunes entrepreneurs !

Nicolas Balland
* * * * *
Réactif et attentif

Réactif et attentif... Ce qui permets d'avancer très vite.. Je recommande sans aucune hésitation !!!

Michel Guerra
* * * * *
Équipe réactive

L'equipe fut compétente et TRÈS réactive (réponse toujours dans la journée aucun questions posées)

Lorraine Jaspart
* * * * *