Le maçon auto-entrepreneur

Le maçon auto-entrepreneur


Vous souhaitez devenir maçon auto-entrepreneur ou en savoir davantage sur le régime de l'auto-entreprise artisanale ? À travers cette fiche métier, découvrez tout ce qu'il faut savoir : les assurances obligatoires, les compétences requises, la procédure d'inscription et même le développement de l'activité. Le métier de maçon indépendant n’aura plus aucun secret pour vous !

 

Être maçon et auto-entrepreneur : l’essentiel à retenir

Vous souhaitez créer une auto-entreprise de maçonnerie ? Retrouvez ci-dessous toutes les informations essentielles à connaître.

  • Votre Centre de formalités des entreprises (CFE) : la Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA).
  • Votre plafond de chiffre d'affaires : 176 200 € au total, dont 72 500 € pour la main-d’œuvre.
  • Votre taux de cotisations sociales : 22 % pour la main-d’œuvre et 12,8 % pour la revente de fourniture.
  • Votre catégorie d'imposition : Bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
  • Votre code APE : 99C - Travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment.
  • Votre rémunération : à partir de 1 400 €/mois.

 

Le métier de maçon indépendant

Le maçon est à la base de tout chantier de construction ou de rénovation car il réalise la pose des fondations, des murs et des cloisons. Ce spécialiste du gros œuvre peut aussi bien intervenir sur des maisons individuelles, des immeubles, des bâtiments industriels, des piscines que des tunnels par exemple. Au quotidien, cet artisan du BTP pour avoir différentes missions :

  • installer les structures porteuses (échafaudages, plateformes, etc.) ;
  • monter les murs porteurs et assembler les éléments d'armature ;
  • réaliser les ouvertures des bâtiments (portes, fenêtres, etc.) ;
  • poser les fondations d'un édifice.

Le maçon auto-entrepreneur peut également proposer des prestations différentes en fonction de son éventuelle spécialisation.

  • Le coffrage : le maçon-coffreur va principalement s'occuper des éléments assurant la solidité de l'édifice, notamment en installant les éléments en béton armé, les coffrages métalliques ou les coffrages en bois.
  • La finition : cet artisan peut également intervenir une fois le gros œuvre terminé afin d'assurer les premiers travaux de finition, comme la création des murs et des façades, le traitement des surfaces ou la reprise des ouvrages.

 

Les qualités d’un maçon auto-entrepreneur

Pour créer son auto-entreprise de maçonnerie, l'artisan doit présenter un certain nombre de compétences et de qualités indispensables.

  • Être manuel : manipulant des outils au quotidien (truelle, bétonnière, etc.), il doit être à l'aise de ses mains. Il est également nécessaire d'être en bonne condition physique afin d'être en mesure de porter des charges lourdes, de travailler dans des positions inconfortables et de supporter l'environnement de travail (extérieur, hauteur, bruit, poussière, etc.).
  • La rigueur : le gros œuvre assurant la solidité d'un ouvrage, il est impératif de suivre les différentes étapes de construction et de travailler dans les règles de l'art. Pour cela, il faut d'ailleurs avoir des connaissances en ce qui concerne les propriétés des matériaux (résistance, durabilité, etc.) et en lecture des plans.
  • La polyvalence : le métier de maçon indépendant amène généralement à travailler sur des chantiers de nature différente, nécessitant une vraie adaptabilité. Il faut également être disponible afin de respecter les délais de réalisation, notamment en acceptant de travailler le week-end ou de faire régulièrement des heures supplémentaires.
  • Le sens de l’équipe : le maçon n’intervient que très rarement seul sur un chantier. Au quotidien, il doit donc être capable de travailler avec d’autres artisans, comme des électriciens, des architectes ou des charpentiers. Le sens du relationnel est aussi indispensable afin de savoir conseiller les clients et répondre à leurs attentes.

 

La formation d’un maçon en auto-entreprise

L’artisanat étant un secteur réglementé, il est obligatoire de justifier de compétences spécifiques pour pouvoir créer une auto-entreprise de maçonnerie. Pour cela, vous disposez de deux solutions :

  • obtenir un diplôme reconnu par l'État, tel qu'un CAP ou un Brevet Professionnel ;
  • demander une attestation de qualification professionnelle si vous justifiez d'au moins 3 années d'expérience professionnelle en maçonnerie.

Pour faciliter la création de votre auto-entreprise, il est donc préférable de disposer d'un diplôme adapté, d'autant plus que cela vous permettra d'apprendre les bases indispensables du métier de maçon indépendant. Si la formation basique est le CAP ou le Brevet Professionnel en maçonnerie, rien ne vous empêche d'obtenir d'autres diplômes afin de parfaire vos compétences ou de vous spécialiser :

  • le Bac Pro technicien du bâtiment organisation et réalisation de gros œuvre ;
  • le Bac Pro intervention sur le patrimoine bâti ;
  • le Titre Professionnel maçon du bâti ancien ;
  • le BTS en bâtiment.

 

Les formalités pour devenir maçon indépendant

Les conditions d’exercice

Pour pouvoir exercer son métier, le maçon auto-entrepreneur doit respecter un certain nombre de conditions et de règles.

  • L'honorabilité : l'artisan doit fournir une attestation sur l'honneur qu'il n'a jamais fait l'objet d'une condamnation l'empêchant de diriger une entreprise.
  • L'expérience : s'il ne dispose pas d'un diplôme reconnu en France, il doit demander une attestation de qualification professionnelle à son CFE (Centre de formalités des entreprises).
  • L'habilitation électrique : s'il intervient sur des installations électriques, l'artisan doit disposer de l'habilitation Opérations sur les ouvrages et installations électriques dans un environnement électrique, de norme NF C 18-510.
  • La carte d’artisan ambulant : dans la mesure où il ne travaille pas uniquement au sein de sa commune de domiciliation, le maçon indépendant est considéré comme un auto-entrepreneur artisan ambulant. Il doit donc obtenir une carte auprès de son CFE.
  • L’information des clients : s’il réalise des travaux au domicile des particuliers, l’artisan du BTP a l’obligation de fournir à ses clients une information claire et transparente de ses prix.

 

Les assurances du maçon auto-entrepreneur

Le saviez-vous ? Certains auto-entrepreneurs ont l’obligation d’être assurés. Cela concerne notamment les professionnels du bâtiment et plus particulièrement les maçons indépendants.

  • La responsabilité civile professionnelle : l’assurance RC Pro couvre les dommages physiques et matériels que vous pourriez causer à un tiers durant l’exercice de votre activité.
  • La garantie décennale : elle couvre les dommages impactant l’usage ou la solidité d’un ouvrage, et ce, dans les 10 ans qui suivent la fin du chantier. Tout comme la RC Pro, cette assurance doit obligatoirement être souscrite par le maçon auto-entrepreneur avant le début d’un chantier.

 

La création de l’auto-entreprise

Le régime de l’auto-entreprise est relativement simple. Le maçon indépendant doit néanmoins suivre différentes étapes pour créer et gérer son activité.

  • L’inscription : pour créer votre auto-entreprise, vous devez transmettre le formulaire P0 CMB au CFE dont vous dépendez, à savoir la CMA (Chambre de Métiers et de l'Artisanat). Cette démarche doit être réalisée en ligne, sur le site Auto-Entrepreneur de l'URSSAF par exemple.
  • L’immatriculation : en tant qu’artisan, vous devez vous enregistrer au Répertoire des métiers (RM) dans le mois qui suit la création de votre activité. Si vous revendez des fournitures, vous devez également vous immatriculer au Registre du commerce et des sociétés (RCS).
  • Le respect des plafonds : le plafond de chiffre d’affaires d’un auto-entrepreneur artisan est de 176 200 € au total. Toutefois, la part provenant de la main-d’œuvre ne doit pas dépasser 72 500 € (les deux montants n’étant pas cumulables).
  • Le paiement des cotisations : vous devez déclarer votre chiffre d’affaires de façon mensuelle ou trimestrielle, à savoir les encaissements reçus de la part de vos clients sur la période. Il est d’ailleurs important de dissocier vos revenus issus de la revente de fourniture (taxés à hauteur de 12,8 %) et ceux correspondant à la main-d’œuvre (22 %).
  • Les autres obligations : vous devez également tenir un livre des recettes et un registre des achats. Notez que si votre chiffre d’affaires est supérieur à 10 000 € pendant 2 années consécutives, il vous faudra ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité.

 

Le développement de l’activité

Comme la plupart des métiers de l’artisanat, la profession de maçon auto-entrepreneur est très concurrentielle. C’est pour cette raison que vous devez respecter certaines bonnes pratiques pour lancer et développer votre activité :

  • calculer l'investissement initial nécessaire pour lancer votre activité (achat de matériel, fourniture, etc.) ;
  • définir vos conditions d'approvisionnement en fournitures (ciment, briques, etc.) et leur mode de facturation (revente au client ou frais de débours remboursés) ;
  • faire connaître votre auto-entreprise via la communication « physique » (flyers, affichage, marquage du véhicule, etc.) et digitale (site Internet, réseaux sociaux, annuaires professionnels, etc.) ;
  • vous créer un réseau auprès des professionnels (démarchage des promoteurs, rencontre d'architectes, partenariat avec d'autres artisans, participation à des événements du secteur, etc.) et des particuliers (bouche-à-oreille, recommandations de l’entourage, avis des clients, etc.) ;
  • définir votre politique tarifaire à partir de différents critères, dont les tarifs de la concurrence et la rémunération envisagée.

 

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